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 La fuite (Kuchiyose)

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MessageSujet: La fuite (Kuchiyose)   Dim 14 Juil - 11:29



Uchiwa Chio, 12 ans

Il y a 4 ans, après sa séparation avec son unité, tentant de déserter en pleine retraite. (Cf. Histoire)

Ils étaient loin désormais. Mais je n'étais pas tirée d'ennuis, les Amejins étaient encore derrière, et je sentais très clairement le sifflement des armes de jet au dessus de ma tête. Un cri de douleur sortit de ma bouche lorsque la pointe d'un kunaï s'enfonça dans ma chair, au niveau de mon omoplate. Il fallait que je me sorte de là tout de suite. Je changeais subitement de trajectoire éspèrant échapper à d'autres attaques. Diverses lames se plantèrent dans le tronc d'arbre en face de moi. Je remerciais un Dieu imaginaire de m'avoir insufflé cette idée. Si j'avais continuée dans ma lancée, deux secondes plus tôt, ce tronc d'arbre aurait pu être mon dos. Et couic. C'était la fin de Chio. Mais l'heure n'était pas à s'extasier sur le fait que j'avais survécue, les shinobis de la Pluie étaient encore à mes trousses, et beuglaient je ne savais trop quoi. Sans doute des ordres, en tout cas rien qui pouvait me profiter. Ca ne pouvait qu'être mauvais pour ma tronche.

Je n'avais pas trente-six mille solutions. Je ne pouvais que courir, sauter de branche en branche en esquivant le maximum de projectile. Un affrontement direct était totalement suicidaire en soi, surtout que désormais j'avais vraiment mes chances de réussir à sortir du Pays, de recommencer une nouvelle vie, un nouveau départ. Il suffisait juste que je sème cette troupe de shinobi. Plus facile à dire qu'à faire, mais c'était dans mes cordes. C'est donc avec toute ma volonté que je sautais aussi vite que possible sur chaque branches des arbres environnant. Malgré ma course effrennée, je voyais que le paysage changeait. Par de simple détails au départ, pour finalement devenir significatif. Le bois devint plus sombre, les feuilles plus ternes, et malgré le fait que j'entendais encore les Amejins dérrière moi, l'atmosphère se fit plus lourde. Je n'étais plus dans les forêts humides de la Pluie. Non. Cet endroit avait quelque chose de mystique et d'effrayant. Dans ma comtenplation de ce nouvel endroit, mon attention s'atténua et mon pieds glissa sur une écorce instable, me faisant déraper. Et je tombais.

Je savais que c'était terminé. Si les armes de ces ninjas ne me transperçaient pas le coeur, le sol rugueux se chargerait de m'exploser les os. C'est alors que je vis une forme noire sortir des feuillage. L'instant d'après, une masse immense totalement noire sortit des arbres envirronant dans un bruit assourdissant, à vous faire péter les tympans. Je n'entendais même plus les paroles des Amejins, devenu effrayés par ce revirement de situation. Une autre masse arriva dans mon dos et... m'esquiva. Ce n'était pas quelque chose de compact. Non, c'était plusieurs "trucs" noir qui étaient dans une formation très compacte. Et ces choses volaient. J'entendais leurs cris, des...croassements. Et puis finalement, ma vision se brouilla et ce fut le noir total.

C'est avec un mal de crâne pas possible, que je me réveillais. J'étais couchée dans l'herbe, je sentais cette sensation désagréable de gratouille parcourir mon échine. Je décidais donc de me redresser. Je grimaçais de douleur, quand je sentis un mal horrible, une douleur atroce au niveau du dos. Je n'arrivais pas à me relever. Cette sensation de paralysie ne pouvait signifier qu'une seule chose : J'avais un os brisé, voire plusieurs. Je tentais à nouveau de me mettre sur les fesses. Mais rien à faire, tirer sur les muscles de mon dos me faisait beaucoup trop mal. J'allais donc rester ici et mourir de faim, où mangée par les animaux de ce coin charmant ? Voilà une mort pitoyable, sahant que j'avais réussie, par je ne sais quel miracle, à survivre à une chute dite "mortelle".

C'est alors que le silence de cette lugubre forêt fut brisé.

    — Alors comme ça t'es réveillée ?

Etant sur le dos, je pouvais voir clairement le sommet de chacun des arbres terne de cet endroit. Et mes yeux cherchèrent tant bien que mal le propriétaire de cette voix. Surtout que sa provenance venait clairement d'au dessus. Aucune silhouette humaine, rien. Je devenais folle. La faim et le manque d'eau commencaient à porter leurs fruits... Un corbeau, oiseau charognard, se posa à côté de moi, je n'eus qu'à tourner la tête avec difficulté afin de l'apercevoir. Il était bizarrement assez gros par rapport à ceux que j'avais l'habitude de croiser sur les champs de bataille. Il me regardait, la tête de profil, un unique oeil noir me fixant. Pas de doute, j'étais son prochain repas. Mais ça c'était sans mon accord ! J'essayais tant bien que mal de bouger mon bras. Il me suffisait juste d'attraper un kunaï, et de l'agiter bêtement afin d'effrayer cette sale bestiole. Mais je n'arrivais même pas à bouger mon petit doigt. En quelques bonds, le charognard se rapprocha, me fixant toujours intensément d'un seul oeil. Putain... J'arrivais même pas à parler, les seuls trucs qui sortaient de ma bouche étaient des mots totalement inaudible. Bon ben voilà, c'était la fin. J'espère que Père n'aurait pas honte de m'accepter à ses côtés alors que j'aurai été bouffée par un corbeau. Je fermais les yeux, me préparant aux souffrances que ce maudit animal allait produire à cause de son bec.

C'est alors que j'entendis à côté de moi, la voix, de nouveau.

    — Ouais. Clairement, t'es pas au mieux de ta forme gamine.

J'ouvrai les yeux, et je vis de nouveau le corbeau qui m'observait. Je clignais des yeux à plusieurs reprises. J'avais pas rêvée ? Le corbeau venait de parler ? Me parler à moi ? Non, c'est impossible. Ma parole, j'étais clairement plus toute seule dans ma tête.

    — Tu dois avoir la dalle. Attends, j'reviens.

Mes yeux étaient grand ouvert quand je vis le bec de l'animal s'ouvrir et quand j'entendis ces mots sortir de ce dernier. mais avant que je j'essaye de dire quoi que ce soit, il s'était envolé, dans un battement d'ailes. Etait-ce un cauchemar ? Je ne savais plus ce qui était vrai ou faux. Je ne savais plus quoi penser sur cette situation incroyable.

Des animaux ayant l'usage de la parole, seul les mythes et légendes faisaient référence à de tels prodiges. Je n'eu pas le temps de meposer davantage de questions, que l'oiseau revint. Il se posa à côté de moi. Lorsqu'il fut soudain prit de spasmes. Il semblait vouloir vomir. Et c'était ça, j'avais vue juste. Il régurgita de la viande crue toute salivée. Je pouvais me voir, refletée sur la bave de ce charognard. Je tournai mes yeux à nouveau vers lui. Il me fixait à nouveau intensément. Cherchant un truc, je ne sais quoi. Ce qui me laissait le temps de l'observer davantage. C'était en tout cas un très beau représentant de son espèce. Son plumage noir était magnifique, superbement lustré et ces yeux était deux orbes d'un noir profond, j'avais l'impression de m'enfoncer dedans.

C'est alors que nous nous jaugions du regard pendant plusieurs minutes, qu'il brisa le silence de sa voix particulière.

    — Tu manges pas ?

Comment ? Ce truc répugnant, traînant dans la poussière, recouvert de bave était pour moi ? Haha. Il pouvait rêver pour que j'ingurgite cette horreur. Cependant, il se montra insistant en poussant le pseudo-aliment au plus près de ma bouche, grâce à son bec. Je pouvais sentir, la chaleur de la viande mais aussi les relents horribles qui s'en dégageait. Il continuait à me regarder, bizarrement. Et si je ne rêvais pas, il semblait... froncer ces arcanes ! Pas de doute, il s'impatientait. Mettant de côté mon dégoût, j'approchais ma bouche de ce "plat". J'ouvris la bouche rapidement et avalais la viande saliveuse sans autre forme de procès. La nausée monta d'un cran quand je sentis l'aliment se frayer un chemin dans mon oesophage. J'avalais ma bile tant bien que mal, essayant de faire descendre cette immondice le plus vite possible dans mon estomac. Une envie horrible de vomir me vint quand finalement le processus se finissait. Mais afin de ne pas vexer l'animal, je m'abstins. Avec difficulté. Il parut satisfait, mais ne me quitta pas du regard pour autant.

    — Bien. Maintenant que tu as fais le plein, on va pouvoir discuter.

Un petit moment de silence et il engagea la conversation.

    — Qui es-tu ? Et qui étaient les mecs qui te poursuivaient ?

A mon tour, j'essayais de lui répondre. Par chance, j'arrivais à rendre mes mots compréhensible, au prix d'un gros effort.

    — ...Chio... J'm'appelle Chio...

Je reprenais mon souffle. Mine de rien, essayer de parler dans mon état, c'était limite comme m'entraîner à fond au combat.

    — Les autres... C'était des... Amejins. Des Shinobis.
    — Comme toi ?

J'acquiesais. Voyant qu'il était à court de question, je décidais à mon tour de procéder à un petit interrogatoire.

    — Et vous ?...

Il me regarda avec intensité. Essayant de deviner, si j'étais digne d'entendre sa réponse. Ou un truc du genre.

    — Je suis Karaikki, le fils du roi des Corbeaux.



Dernière édition par Uchiwa Chio le Mar 16 Juil - 3:32, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: La fuite (Kuchiyose)   Dim 14 Juil - 23:22

Quoi ? J'avais en face de moi le fils du roi d'un peuple de Corbeaux parlant. Putain, dites moi que ce n'était qu'un simple rêve ? Non ? J'y aurais crue. Il fallait le temps que je digère cette nouvelle, déjà j'avais du mal déjà à croire qu'il était doué du don de parole,alors qu'il soit le prince d'un peuple d'oiseau charognard, c'était assez... Comment dire... Dingue ? Ouais, clairement, je trouvais ce mot adapté à cette situation. Un silence c'était installé, plus personne ne parlait.

Les feuilles tombaient de leurs socles pour tomber tel des anges déchus sur le sol herbeux de cette fôret lugubre. Tout cette atmosphère semblait dévorée par les ténèbres, les feuilles et l'herbe alentour étaient ternes, allant dans une teinte marron-grise, j'avais l'impression que ce territoire avait été victime de l'éruption d'un volcan. Les particules de poussière voletaient dans l'air, et les rayons de lumière arrivaient à passer à travers des feuillages dégarnies des arbres centenaires. Oui, je n'étais plus à Ame. Je me tournais vers l'animal noir. Je fus surprise de constater que j'avais assez de force pour m'exprimer sans réelle difficulté.

    — Qu'allez vous faire ?

Il commença à bondir, s'éloignant alors de moi.

    — Suis moi.

Il en avait des bien bonnes ce charognard. J'avais les os pétés, je pouvais plus bouger d'un centimètre, et lui il voulait que je le suive, comme ça, tranquille. Mais bon, ça ne coûtait rien d'essayer, au moins ce corbeau ce rendrait compte de sa connerie. C'est alors surprise que je vis que je pouvais bouger mes bras. De multiples douleurs s'éveillèrent, mais rien de bien handicapant, par rapport à ce que j'avais ressentie à la première tentative. Poussant sur mes avants-bras, je tentais de me relever. Et là, chose incroyable, mon dos ne me faisait plus atrocement souffrir. Aucun craquement sinistre ne se fit entendre, comme ci les os s'étaient ressoudés, miraculeusement. Je ne croyais pas, tout cela n'était qu'un rêve. J'avais été tellement mal au départ, comment, en l'espace de quelques minutes, j'avais pu récupérer à ce point ? C'était juste fou. C'est avec une précaution êxtrême que je me relevais sur mes deux jambes. Ne pas avoir marchée pendant plusieurs heures posait des petit problèmes d'équilibre, et manquais de peu de tomber bêtement. Un pas après l'autre, tout ça dans une lenteur extrême, je me rejoignais le corbeau, obligé de lever la tête pour me regarder droit dans les yeux. Et encore il avait de la chance que j'étais courbée à cause des blessures. Même si désormais, j'étais comme qui dirait "remise sur pied", je souffrais encore des multiples bleus et entailles mineures qui parcouraient mon épiderme.

    — Je vois que la viande curative a fait son effet. Bien, nous pouvons continuer.

Ainsi donc, c'est ce truc que j'ai ingurgitée qui m'a permit de me relever. Un tas de questions me traversèrent l'esprit, je preférais attendre cependant. Je les poserais, le moment voulu.

Il me balada pendant plusieurs minutes dans cette forêt sombre. Le silence était tel, que je pouvais entendre le craquement de l'écorce des arbres environnant quand le vent passait en se déplaçant près de leurs branches. C'était pesant, stressant même. Je ne me sentais pas à l'aise ici. Malheureusement, mon état ne me permettait pas de sortir de ces bois, je ne pouvais que suivre les bonds de cet oiseau au plumage d'obsidienne. Notre marche s'arrêta devant un tronc immense. Son rayon était juste impossible. Des croassements résonnaient à l'intérieur même de ce monstre de bois et de sève. Des lanternes étaient accrochées aux nombreuses branches qui composaient ce titan naturel.

    — Bienvenue chez moi.

Il s'envola dans un battement d'aile et se posa, au dessus de ma tête.

    — Mon Père t'attend au sommet.

Et dans un ultime souffle de vent, le charognard décolla et parti vers les cieux, allant sans doute rejoindre son géniteur. Et moi dans tout ça ? Je faisais comment ? Je regardais alors l'immensité de cet arbre, mettant ma main en visière j'essayais d'apercevoir le sommet, mais en vain. Et puis pourquoi ce n'est pas ce fameux roi qui descendrait, vu mon état, je le méritais bien ! A moins que... A moins que c'était une épreuve ? Mais pour quoi faire ? Il n'y avait qu'une seule solution pour le savoir... Inspirant un bon coup, je me lançais à l'ascension de ce monstre d'écorce.

Je ne comptais même pas le nombre de fois, où sous le coup de la douleur je manquais de tomber. Et je ne savais pas par quel miracle, j'avais réussie à atteindre le sommet de l'Arbre, château des Corbeaux parlant. L'endroit était magnifiquement décoré, chaque branches "principale" étaient décorées de différentes gravures magnifique, les branches les plus hautes servaient de toit, où étaient accrochées les lanternes, animées par des flammes bleutée. Devant moi, se dressait une foule très importante de corbeau. Tous me fixaient, certains parlant à voix basse à leurs voisins. Mais dans l'ensemble cette foule était très silencieuse. Au centre se dressaient deux corbeaux, Karaikki et un autre au plumage albâtre, ces yeux étaient d'un rouge laiteux. Un corbeau albinos ? En tout cas il se démarquait à merveille et était magnifique. Seul son regard sévère m'empêchait de lui sauter dessus afin de le caresser. C'est d'ailleurs une voix grave qui étaitla sienne qui résonna dans cette assemblée.

    — Bienvenue à toi humaine. Bienvenue dans mon humble demeure. Je suis Karayuki, le Roi et Père de tous les corbeaux parlant.

J'avais affaire à une personnalité très importante au vue de ses dires. Le moment n'était pas à l'hésitation. Je m'inclinais du mieux que je le pouvais devant le Seigneur des Corbeaux.

    — C'est un honneur.

Il semblait satisfait, et s'adressa à l'ensemble de ce qui était, sans doute, sa cour.

    — Laissez nous.

Et dans un bruit insupportable, l'ensemble des corbeaux présents s'envolèrent dans de multiples battements d'ailes. Rejoignant les niveaux inférieurs de l'Arbre. Il ne restait plus que le Roi Karayuki et son fils. D'un geste de l'aile il m'invita à m'approcher davantage. Quelques pas et me voilà à 5-6 mètres des nobles charognards.

    — Je te félicite de ta prouesse. Peu de personnes de ton espèce ont réussis a arriver jusqu'ici. Mon fils a eu raison de te laisser ta chance.

L'heure des questions était venue.

    — Je vous demande pardon ?

Il se mit dos à moi et regarda l'horizon.

    — Lorsque nous t'avons vu toi et ces Amejins, nous avions décidés de ne laisser aucun survivants. Il se retourna, me fixant de son oeil écarlate. Toi y compris.

Il inspira et reprit.

    — Cependant, mon fils, Karaikki. Ici présent. A vu quelque chose en toi qui l'a poussé à ne pas te tuer. Il te sauva même de la mort lors de ta chute. Et je ne sais toujours pas pourquoi...

Le concerné restait silencieux, m'observant. Son temps de parole n'était pas pour tout de suite.

    — Mais j'ai confiance en lui. Et s'il te fait confiance, je me range de son côté.

Bien, en gros, je n'étais pas en danger. Aucun mal ne me serait fait, ce qui était en soi une bonne chose. Karayuki continua alors à parler, après une brève pause silencieuse.

    — Mon fils m'a dit ton prénom, cependant, j'aimerai savoir réellement qui tu es. Et quels sont tes projets?

Je pense que refuser cette requête, aurait été d'une impolitesse presque insultante aux yeux du Roi. Je n'avais donc aucune chance d'échapper à ces questions. J'inspirais brièvement, les yeux fermés, quand enfin je me lançais.

    — Je m'appelle Chio. Du Clan Uchiwa.

Son regard se fit beaucoup plus sérieux au vu de mon nom. Il semblait renouer avec de très vieux souvenirs. Mais il ne m'interrompit pas, me laissant le loisir de continuer.

    — Et je veux détruire Konoha, afin de libérer mon clan de ses chaînes d'esclave.

Un silence gênant s'installa. le Seigneur d'Albâtre réfléchissait, les yeux rivés aux sol. Quand enfin sa voix résonna.

    — Ton nom n'est pas inconnu, même chez nous. Vos pouvoirs, ont traversés les âges et sont encrés dans l'histoire de ce monde.

Il me regarda à nouveau.

    — J'aimerai les voir.

J'hésitai, ne sachant pas trop de quoi l'oiseau parlait. Mais après un instant de réflexion, plus de doute. D'une seule pensée, mes Sharingans s'activèrent. Karayuki semblait alors fasciné par mes pupilles.

    — Fascinant.



Dernière édition par Uchiwa Chio le Lun 15 Juil - 0:41, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La fuite (Kuchiyose)   Lun 15 Juil - 0:37

S'il avait eu des bras, le Père des Corbeaux aurait sans doute touché mon visage de partout afin de s'assurer que je n'étais pas un mirage ou quelque chose dans le genre. Il se rendit alors compte à quel point il divaguait, son amour pour mes pupilles sortant totalement de son statut de noble. Il recula alors brutalement, presque gêné, et poussa une toux volontaire. Mes Sharingans s'éteignèrent, retournant à une teinte sombre, habituelle. Il me regarda intensément, et finalement, tourna le dos.

    — Karaikki, je te laisse le soin d'expliquer le reste à notre invitée.

Et comme sa cour avant lui, il s'envola rejoignant le monde des Nuages. Univers qui ne sera jamais à notre portée, nous, simple mortels. Il ne restait plus que moi et l'Héritier du trône. J'attendais seulement qu'il parle, parce que personnellement, je ne souhaitais pas m'étendre davantage. Le corbeau au plumage nocturne regarda son Père disparaitre vers l'horizon, et finalement reporta son attention sur moi.

    — Tu as bien dis que tu souhaitais accomplir une vengeance ?

J'acquiesais. Oui, mon souhait le plus cher, la fin de la Feuille, tuer un par un les dirigeants de ce village, et seulement le Clan Uchiwa pourra renaître et retourner à son état originel. A l'époque ou être libre avait vraiment un sens. En tout cas c'est ce que Père me disait toujours, et j'accomplirais son souhait, pour le bien du Clan. Personne ne m'arrêtera. Nous nous regardions sans parler. Seul les courants d'air brisaient ce silence. Quand enfin, Karaikki prit une décision.

    — Le peuple des Corbeaux acceptent de t'aider dans cette tâche.

Quoi ? Ces oiseaux allaient m'aider ? Mais pourquoi ? En quel honneur ? Je n'ai rien fait pour eux. Et puis de quelle manière ? Tant de questions qui s'ajoutaient à celle restée sans réponse. Mais avant que j'en pose ne serait-ce qu'une seule. L'oiseau composa des mudras. Vous avez bien entendus, il composa des mudras, ces plumes principales formant des pseudo-doigts. Un parchemin apparu dans un nuage de fumée. Il était imposant, je pouvais uniquement le porter à deux mains. Grâce à son bec, l'animal déroula le parchemin. Des empreintes sanglante de mains humaines étaient apposées, des noms étaient inscrits au dessous de chaque traces écarlates. Le reste du parchemin était vide, chaque "cases" n'ayant pas de propriétaire. C'est ainsi que la cérémonie commença.

    — Suite à ta réussite pour arriver ici, le Peuple des Corbeaux acceptent de t'aider pour toutes tes actions futures, en échange de ta loyauté et d'un tribut de ton sang à chaque fois que tu auras besoin de notre aide. Si tu es d'accord, inscris ton nom et marque de ton empreinte ce parchemin afin de sceller notre accord.

Sans hésitation je dégainais un Kunaï, et d'un geste sec, m'entaillais la paume de ma main. Je laissais le sang se propager sur cette dernière. Une fois la quantité de sang suffiante, j'apposais ma main sur le papier irrégulier de ce parchemin. Je restais ainsi pendant plusieurs secondes. Je relevais ma dextre afin d'admirer le résultat. Le parchemin avait parfaitement enregistré ma trace. Je trempais mon index tel un pinceau dans le sang encore présent de ma main et inscrivais mon nom et prénom en dessous de mon empreinte. Arrachant un tissu de mon haut, je l'attachais autour de la plaie afin d'éviter un écoulement d'hémoglobine trop important. Mais voilà, il n'y avait plus de retour possible, le Pacte était scellé. Karaikki me regarda alors après avoir rangé et fait disparaître le rouleau.

    — Bien, te voilà maintenant faisant partie de la famille.
    — Merci pour tout, Karaikki. Je ne l'oublierai pas.

Il semblait alors me sourire.

    — Ouais, t'inquiètes...Bon ! Désolé de te laisser comme ça, mais j'ai à faire, trucs de Prince, bref. A la prochaine !

Un battement d'aile et le voilà disparaîssant, comme son Père avant lui, vers les cieux. De mon côté, mon séjour sur l'Arbre était fini. Il était temps de faire mes valises.
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