Partagez | .
 

 Les deux dernières marches du podium. [PV;Kojùin]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage

avatar
Rang : Jônin

Messages : 73
MessageSujet: Les deux dernières marches du podium. [PV;Kojùin]   Dim 14 Juil - 20:57


    La médecine m'a toujours enseigné que la méthode, la rigueur et la patience étaient trois qualités qu'il fallait savoir déployer en présence d'un problème épineux. Ici mon problème est simple: trouver le mystérieux numéro 2 de Kiri, potentiel troisième membre du Sakaï dont j'étais le médecin, le soutien et dont je serais sans doute le métronome. Son nom m'est inconnu, et j'ai déjà passé trop de temps à trier les dossiers en fonction du niveau, des noms que je connaissais, des morts, des invalides, etc, etc... Me restait à éplucher une énorme pile avec l'absence de garantie que mon vœu ne soit exaucé. J'avais là, sous la main, les dossiers de la crème des militaires Kirijin avec en tête de pile, celui du Mizukage, ou du moins, les informations que je possédais sur son cas. Eplucher cette pile de dossier ne m'inspire que du dégoût, aussi vais-je procéder de manière plus réfléchie. Pour une unité comme le Sakaï, seuls les plus extraordinairement dignes de confiance et les plus avancés dans leur art peuvent espérer se porter candidat, comme ce fut mon cas.

    Je constitue le soutien, Apolyon est le chef. En réfléchissant bien, la crème de la crème Kirijin, le trio de tête, tout le monde le connait. Apolyon, le chef de l'unité des Sabreurs, et enfin, moi. Je dois avouer que je ne me serais jamais attendu à en arriver là, mais c'est ainsi. Me voilà à poser le doigt sur le plus grand mystère du régime d'Apolyon, le chef de son unité d'élite, les sabreurs était de tous, le plus grand inconnu. Un paradoxe qu'il était amusant de souligner quand on savait qu'il était finalement une figure emblématique de puissance.

    Pour contacter un tel homme, je n'ai qu'une seule solution, mon grand ami Ichijiro, sabreur depuis son adolescence, et récemment blessé. Il ne me reste plus qu'à me diriger vers sa chambre, sortir des sous-sols, passer les immondes corridors aux murs non-couverts où l'humidité et l'insalubrité se développent à l'infini, passer les couloirs, ignorer mes collègues, et feindre la visite amicale pour faire passer le message que j'avais à adresser à mon probable futur coéquipier.

    Ichijiro est un homme impressionnant. Petit, presque trop fin pour être considéré comme sabreur, il est le plus résistant shinobi qu'il m'a été donné de voir. Les causes de son accident sont très simples, aussi simples que l'était sa blessure, d'ailleurs, un coup de lame à la cuisse, puis une chute pour se retrouver avec la jambe cassée. Mais le problème Ichijiro n'est pas là, non. Il est depuis quelques temps victime d'un empoisonnement impossible à combattre. Les meilleurs se sont penchés sur ses jours comptés, mais tous ont abandonné. J'ai moi-même fait mon maximum, en vain.

    Cest ce sceau qu'il porte sur le bas ventre qui est le signe de mon échec. Le sceau en lui-même est pour ainsi dire très réussi, mais l'antidote n'est pas adapté, il ne fait que ralentir l'inexorable. Seulement, aujourd'hui, j'ai de bonnes nouvelles pour mon ami qui ne tardera sans doute pas à m'en remercier et à me livrer le petit service dont j'ai besoin:

    -Alors ? Toujours rien, hein...

    -Figure-toi mon ami que la science ne t'a pas abandonné.

    -Tu as l'antidote ? Tu sais j'...

    Je lève la main afin de lui signifier que le déballage de symptômes que je connais déjà et devant lesquels je suis impuissant ne m'intéresse pas. Mieux valait ne pas remuer le couteau dans la plaie.

    -Je pense faire une demande de visite des serres de Suna au Kazekage.

    -Vraiment ? Jamais ça ne marchera...

    Il a raison, les serres de Suna sont une légende. Mais ce n'est pas une raison, je dois le convaincre de satisfaire mes vouloirs.

    -Ichijiro... j'ai besoin d'en référer à ton supérieur. Les visites se terminent à 19 heures.

    Et, c'est dans un mouvement aussi sec que mes paroles que je m'en retourne à mon bureau, espérant que Ichijiro mettra à profit ses visites pour faire passer le message à des sabreurs encore valides et capables d'attirer leur légendaire chef jusqu'à moi. Quant à moi, pendant ce temps, je n'aurai qu'à attendre...

    HRP:
     
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://narultimate-rpg.forumactif.org/t150-shisatsu-jutsugo
avatar
Rang : Chef des Sabreurs

Messages : 33
MessageSujet: Re: Les deux dernières marches du podium. [PV;Kojùin]   Mar 16 Juil - 0:04

Quand on travaille avec des incapables, vaut mieux s'en débarrasser. C'est vrai que Koko avait fait grâce, à son arrivée au rang de chef des sabreurs, de laisser la vie sauve à ces derniers. Il leur avait même donné une chance au moment où il s'étaient inclinés devant lui afin de lui jurer allégeance. Rien que par cet acte, il aurait dû les punir. Au final, ça n'a pas duré très longtemps puisqu'il avait finalement apposé des sceaux sur tous ces faiblards afin de les faire mourir à petit feu. Quel bande de boulet. Des faibles qui en savaient trop. Une équipe de sabreurs, ça doit faire peur. Ça ne doit être qu'une légende. Enfin bref, tout ça pour dire qu'au jour d'aujourd'hui, la mort était sur le pas de leur porte, prêt à les cueillir.
Kojùin, du coup, s'était mis à recruter une nouvelle équipe, dont il souhaitait soigneusement tout organiser, comme s'il voulait ne rien laisser au hasard. C'est ça qui l'avait amené ici après tout. Le calcul à froid, le détachement de toute entité à part lui et son comparse d'enfance, Apolyon.

Sur toutes les grand "têtes" d'affiche du régime du Mizukage, notre protagoniste était le seul à rester dans l'anonymat. Un flou entourait sa personne au sein-même des terres du Pays de l'Eau. Personne ne connaissait son visage, ou du moins, ne le reconnaissait. Personne ne savait comment il s'appelait. Même pas les épéistes de son équipe. Tout cela lui permettait alors d'agir en toute impunité, en toute discrétion, comme en témoigne son dernier passage par Ame. Mais ne nous étalons pas trop, ce n'est pas de ça dont il s'agit en ce moment.
    - C'est pas possible, qu'est-ce que tu viens me faire chier à cette heure-ci?! T'es pas sérieux toi!!
La gueule de bois, ça met pas forcement de bonne humeur, ça c'est clair. Surtout quand le réveil est si brusque. Bon en même temps on était en fin d'après-midi... C'était un messager officiel du régime. Envoyé par un "Sabreur". Tiens tiens, les insectes ont du mal à rendre l'âme. Le messager à peine rentré, il fit part de sa course. Ichijiro, alors ancien sabreur, s'était retrouvé dans sa chambre d'hôpital avec un médecin qui voulait faire la connaissance d'un certain Kojùin et que cette rencontre devait nécessairement passer par lui. Ça sentait le Apolyon à plein nez ça. Comment quelqu'un pouvait connaître son nom alors que même pas l'un de ses subordonnés le connaissait? Seul le boss de Kiri no Kuni était au courant de son stratagème. Deux choix s'offraient à notre trentenaire: le premier, c'était rencontrer cette personne. La seconde option, c'était de la tuer, juste car elle connaissait comment on l'appelait. Mais dans tout les cas, la rencontre semblait inéluctable.
En un éclair d'instant, la lame apparût, le messager tomba au sol, gorge tranchée. Ne jamais laisser les gens savoir. Le savoir est une arme qui peut se retourner contre soi ma foi. Le rendez-vous était pris.

Il enfila un léger accoutrement sombre à capuche, et se servit son premier pur malt depuis le réveil. Avec la clope du matin, c'était le meilleur. Ces derniers temps, Koko prenait un peu de distance, histoire de s'adonner à ses plaisirs préférés qu'étaient s’enivrer et le jardinage. Notre protagoniste, c'était ce genre de type à profiter de la vie, car sans ça, il n'arrivait pas à être créatif, surtout dans la construction de ses plans machiavéliques ou même dans son recrutement d'épéistes qui était d'ailleurs au point mort total. A croire que personne n'en valait la peine.

Finissant son verre par une dernière gorgée, il attrapa brusquement son paquet de tabac et s'alluma une cigarette avant de claquer la porte de chez lui. Le ciel commençait à s'assombrir, à prendre des teintes rosées. La chaleur humide donnait à Kojùin un sentiment de bien être total. Une harmonie entre lui et la nature, lui qui avait grandit et toujours vécu ici, dans ce pays.
    - Salut.
Tel était le premier mot lancé par le chef des sabreurs, tout juste après son arrivée furtive dans le bureau du médecin. Il était dix neuf heures pétante. Il était entré telle une brise d'air frais. C'était son truc au Koko. D'ailleurs, son futur néo-ex-interlocuteur n'avait pas sentit la présence de notre personnage avant son entrée. La fenêtre, c'était bien pour les entrées de félins. Maintenant, Kojùin était curieux de voir en quoi cette prise de contact retournait. Alors il engagea la discussion :
    - Permets-moi de me présenter ; je suis Pan'da, et je suis envoyé par Kojùin-sama. Apparemment tu voulais le rencontrer, alors il m'a envoyé ici pour savoir ce que tu lui voulais...
Le ton lugubre qu'était donné dans sa voix ne laissait aucune place à la rigolade, autre grand hobby de notre Koko. Il fallait tester l'interlocuteur. Le visage masqué sous sa capuche noire ne laissait apparaître que très partiellement son visage. Si peu qu'il était impossible de pouvoir voir qui se trouvait derrière ce vêtement.

La suite allait arriver.

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://narultimate-rpg.forumactif.org/t176-kojuin

avatar
Rang : Jônin

Messages : 73
MessageSujet: Re: Les deux dernières marches du podium. [PV;Kojùin]   Mar 16 Juil - 15:46


    J'allume un cigarette, et tire les premières lattes. Toujours rien si ce n'est la pendule qui m'indique que non, le temps ne s'est pas arrêté. Je me résigne à attendre que le chef des Sabreurs, prétendu numéro 2 de Kiri se montre. Mes yeux se perdent dans la blancheur du dossier du dénommé "Kojùin" dernier espoir qu'il restait à ma personne. Il n'y avait ni photo ni rapport de mission, ni fait de guerre, bref, rien. La situation change cependant, on vient de me saluer. Etrange, je n'ai rien senti venir. Je considère mon interlocuteur, et le laisser parler. Son visage m'est caché, sa voix quelque peu étrange, ça m'étonnerait bien que ce soit lui. Il m'annonce que le véritable Kojùin ne daignera pas se montrer. Ma patience de médecin m'indique qu'il ne faut pas mettre cet homme sous pression, il fait son travail, voilà tout.

    Cependant, je m'interroge sur les raisons d'un tel comportement de celui qui s'avère être le second du Mizukage. Pourquoi aurait-il refusé de venir me voir en personne ? Je ne suis pas effrayant, pire, je ne suis que médecin et lui le meneur des guerriers les plus redoutables de Kiri. Je laisse le messager entre les griffes du silence quelques instants et cale ma cigarette sur mon cendrier. C'est dingue, mais je pense que je devrais me mettre aux échecs. Mes études et ma vocation ne me permettent pas de pallier à ce genre de situation. Quand un client refuse des soins, soit, je respecte son voeu, alors que là, il me faut absolument m'entretenir avec Kojùin.

    -Je comprends tout à fait... mais je dois lui faire part d'informations et lui poser une foule de questions qui ne doivent être dévoilées sous aucun prétexte. Je n'ai rien contre ton chef, Pan'da, mais refuser cet entretien revient à s'opposer au bon avancement de mon travail, et en s'opposant à cela, c'est au Mizukage qui m'a confié une tâche bien précise qu'il s'oppose. Je ne suis pas sans te rappeler que la trahison est passive d’exécution. Je pense que Kojùin a oublié cela, il serait bon de lui rafraîchir la mémoire.

    Cet air supérieur que j'avais employé était pourri d'arrogance, mais c'était pour le bien de la Nation, pour faire comprendre à ce pauvre intermédiaire que dorénavant il tenait la vie de son chef entre les mains. Je ne préfère pas imaginer ce que l'on doit ressentir quand on se fait rappeler à l'ordre par un subordonné... en tout cas, Kojùin allait vite en faire l'expérience. Mais restons lucide, et ne commençons pas à rentrer en conflit avec le numéro 2 sans même l'avoir rencontré, affronté son regard et entendu sa voix. Il devait être débordé, tout le monde ne sait pas faire face à la paperasse énorme d'une administration...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://narultimate-rpg.forumactif.org/t150-shisatsu-jutsugo
avatar
Rang : Chef des Sabreurs

Messages : 33
MessageSujet: Re: Les deux dernières marches du podium. [PV;Kojùin]   Mar 16 Juil - 17:21

Le médecin était monté sur ses grand chevaux, sans savoir dans quels étriers il posait ses pieds. Au premier abord, il avait semblé très courtois mais il ne fallait jamais se fier aux apparences. Le ton arrogant du Jônin alla jusqu'à hérisser les poils du chef de épéistes de la brume. Ce genre de personnage qui se sentait en position de force par son grade et qui se permettait de prendre de haut. Il était tombé dans le panneau. En même temps, c'était pas bien difficile lorsque l'on est masqué. Tout son discours était du blabla. Comme si Kojùin ne connaissait pas les règles. Comme si il n'en avait pas rien à foutre. De tout le pays de l'Eau, et même par delà ses frontières, notre protagoniste devait être l'un des seuls qui ne craignait pas le Mizukage, de par leur passé, leur présent et leur futur commun.

Faut avouer en tout cas que le comportement de ce misérable homme l'avait chauffé. Les yeux écarquillés, le regard rempli de folie, il abaissa sa capuche, laissant apparaître son visage à la lumière tamisée de la pièce. Il laissa échapper un rire, comme si la situation était risible. Il s'approcha de quelques pas, en fixant le Kirijin, sans détourner du regard. Qui était-il pour pouvoir tenir un discours pareil devant lui? L'impulsivité de Koko se sentait dans son comportement, comme si elle était un lion indomptable. Elle sommeillait en lui et ne demande qu'à être réveillé. Mais de se laisser emporter par son excès de pulsions d'agressivité, il se contenta de rester calme. D'un ton nonchalant mais néanmoins lugubre, il s'adressa au médecin.
    - Déjà, t'es qui pour prendre la confiance comme ça? Tu sais à qui tu t'adresse là? A Kojùin en personne et c'est pas à toi de me dire si oui ou non j'ai oublié comment ça se passe ici parce que je m'en tape. J'ai une forte envie de t’étriper alors je vais te laisser une chance de t'en sortir indemne en écoutant ce que tu as à me dire. Surtout que ça pourrait m'intéresser puisque apparemment c'est ce bon vieux Apolyon qui t'envoie me voir. Je t'écoute.
Inutile de partir dans des explications sur le fait qu'il se faisait passer pour quelqu'un d'autre, cela n'avait pas lieu d'être. Koko pensait naturellement que son interlocuteur savait de quoi il s'agissait. L'anonymat.

Après sa joute verbale, voyant la cigarette se consumant dans le cendrier du maître des lieux, il se dit que lui aussi pouvait s'en griller une. C'est alors qu'il sortit son paquet, et quelques instants plus tard, son zipo afin d'allumer son tabac. Le regard toujours habité, il jeta un regard autour de lui afin d'observer la pièce. Rien de spécial en émanait. Pas de danger, de coin suspicieux de causer du tort à l'anarchiste.Il avait maintenant plus qu'à attendre la réponse à ses questions, avant de peut-être répondre à celles du médecin, ou alors, avant d'en finir avec lui.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://narultimate-rpg.forumactif.org/t176-kojuin

avatar
Rang : Jônin

Messages : 73
MessageSujet: Re: Les deux dernières marches du podium. [PV;Kojùin]   Mar 16 Juil - 17:53


    L'adrénaline est une drogue dont je suis accro, je l'avoue en toute humilité. La décharge que je viens de prendre m'a laissé sans voix, m'a cloué sur place. Là, devant moi, se tient l'homme, non, le bras droit du Mizukage, un homme capable de m'exécuter, de me faire exécuter, bref, il a pour moi un statut pareil à celui d'Apolyon. Je fais abstraction de ses paroles et lui propose un siège de la main, me réfugiant dans la fierté qui est la mienne. Il faut mettre les choses au clair, s'excuser, ou alors, à calmer le jeu. Une chose était sûre, ce gars-là était un impulsif et un meurtrier en puissance, autant ne pas faire le malin. Un seul mot, un seul geste et ce quelle qu'en soit la nature pouvait lui donner le goût du sang. C'est une première caractéristique, et je me dois de la garder à l'esprit.

    -Merci de votre déplacement, mais il faut les bons mots et le bon ton pour faire comprendre à un sous-fifre de quoi il retourne, personne pour laquelle je vous ai pris, je m'en excuse.

    Voilà, ouverture plate et dite sur le ton du médecin paternel qui se veut avant tout d'être efficace et ne pas s'attarder sur les habitudes de son patient, sa façon d'être, car ça ne le regarde pas. Je pars sur deux mauvais points avec cet individu. Le premier, c'est l'histoire du masque, et le second, le fait qu'il puisse être le bras droit du dirigeant exigeant plus de rigueur à ses hommes qu'un autre sans pour autant se soucier des règles. Deuxième trait mental, insoumission totale à l'ordre, chose dangereuse dans une équipe, car non, on ne peut pas que compter sur son talent pour veiller au bon déroulement d'une mission.

    -Si je vous fais venir ici, c'est pour une raison très simple. Le Maître-Mizukage vous a sans doute parlé de son projet: Le Sakaï. Quoi qu'il en soit, vous en êtes, et moi aussi. Bien, ne nous attardons pas sur les raisons qui ont poussé le Mizukage à me faire médecin de l'unité la plus puissante de Kiri et venons-en à la tâche en elle-même.

    Je laisse le temps à mon très violent interlocuteur d'ingérer, de prendre part au calme de la conversation. Je continue sur un ton tout aussi posé que celui précédemment utilisé.

    -Il me faudrait vous connaître un peu mieux aussi bien physiquement que mentalement pour pouvoir, si besoin est, faire mes interventions dans les meilleures conditions. J'ai besoin de votre dossier médical si vous en avez un, ou alors, si vous pouviez me faire part des maladies et autres problèmes médicaux que vous avez eu dans votre vie, ça m'aiderait beaucoup. J'ai besoin de savoir si vous fumez, consommez de l'alcool ou des drogues, régulièrement ou occasionnellement.
    Enfin, j'aimerais que vous fassiez un petit exercice pour moi. Pourriez-vous me parler de vous, me faire part de vos qualités, vos défauts, vos habitudes, en quelques phrases ?


    Je voulais bien-sûr savoir qui je devrais opérer, mais surtout à qui j'avais affaire, et quoi de mieux que la manière Apolyonienne  pour le découvrir ? Mais revenons à notre patient qui perd sans doute patience. Je venais de le bombarder de question, et il allait de voir se mettre à nu devant moi. Aussi, il me faut ajouter:

    -Bien-sûr, je n’émets pas de jugement. De plus, je suis tenu par le secret médical, tout ce que vous direz ici restera entre nous.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://narultimate-rpg.forumactif.org/t150-shisatsu-jutsugo
avatar
Rang : Chef des Sabreurs

Messages : 33
MessageSujet: Re: Les deux dernières marches du podium. [PV;Kojùin]   Mar 16 Juil - 20:58

La discussion avait tourné dans le sens de Kojùin dès l'instant où il avait dévoilé son identité. On lui proposa de s'asseoir, mais par soucis de rester mobile, il préféra rester debout, et se mouvoir aux quatre coins de la pièce durant l'entrevue. Maintenant que le mot Sakaï avait été prononcé, tout s'expliquait. Le Mizukage avait projeté de créer un trio de Shinobi, un trio qui serait, le plus redouté du village. En clôturant la discussion, Apolyon avait mentionné qu'il recontacterait son bras droit en temps voulu afin de le tenir au courant des évolution de ce projet. Apparemment, le jour était arrivé.

Il tira une nouvelle latte sur sa clope, en écoutant Jutsugo dérouler son charabia. Le but de cette première rencontre était d'établir les caractéristiques du chef des sabreurs afin de pouvoir travailler main dans la main et ainsi augmenter la compatibilité des hommes formant cette escadron de la mort au combat. En y réfléchissant, c'est vrai que ce rendez-vous paraissait forcé étant donné qu'aucun dossier était disponible au sujet de notre protagoniste. Il était comme inconnu administrativement. Mais est-ce que ce médecin était quelqu'un de confiance? Cette question effleura l'esprit de Koko mais ne lui rongea pas l'esprit; il faisait confiance à Apolyon. Cet homme savait user de son charisme et de son pouvoir pour plier n'importe quelle volonté. De toute façon, étant un adepte de la traîtrise pour les intérêts de sa cause, le numéro deux de Kiri no Kuni allait surveiller le troisième maillon de l'équipe. Le moindre faux pas serait la signature de son arrêt de mort. La trahison n'était pas acceptée, et l'anonymat de Kojùin était aussi essentiel pour lui que pour le gouvernement en place. En attendant, il jouerait le jeu.
    - Oula ça en fait des questions d'un coup! Sache tout d'abord que je fais confiance à Apolyon, pas à toi. Ma confiance, tu devras la gagner. Alors déjà je fume et bois beaucoup. Je me drogue de temps à autre, ça dépend de mon humeur. J'aime bien me droguer, ça m'aide à créer de choses sympa quand je jardine. Ah oui parce que le jardinage c'est mon grand kiff avec le pur malt! Ensuite on peut dire que je suis un fin stratège... il se racla la gorge puis continua, j'analyse toujours TOUT ce que je vois. Rien n'est jamais irréfléchi. Même mon impulsivité, je la contrôle quasiment tout le temps et la sort juste quand il faut pour pouvoir l’utiliser positivement. C'était pas gagné mais bon. Je suis sinon un Shinobi d'infiltration, de coup bas, de stratégie. Je suis pas du style bourrin comme Apolyon. Mon défaut, sûrement mon impulsivité, ça me paraît clair.
Il fit une pause. Il n'avait pas l'habitude de déclarer de telles choses sur sa personne. C'était tout nouveau pour lui. Koko avala sa dernière bouffée de fumée et écrasa son mégot dans le cendrier disposer sur la table avant de retourner en face de la fenêtre, le regard plongé vers l'horizon couchant. L'obscurité, même en période estivale, tombait vite vers cette heure. C'était une particularité trouvable à ce moment-là de l'année seulement dans le pays de l'Eau.
Que pouvait-il ajouter en plus?
    - Mon corps est recouvert de tatouages dans un ancien langage. Certains sont en forme de sceaux, ce qui me permet de réaliser des choses simples très efficacement. Néanmoins, il y a encore beaucoup d'écritures que je n'ai pas encore pu déchiffrer. Beaucoup de ces écritures m'ont permis de pouvoir exécuter des techniques d'affinité Doku... Ces tatouages me sont arrivés d'une façon peu commune, lors d'un long périple que j'ai fait, après avoir rencontré certains ermites... Je crois que tu sais tout maintenant.
La pièce retomba alors soudainement dans le silence. Le jardinier ne voulait pas retourner la question pour se renseigner sur son coéquipier. Non. Cela risquerait d'obscurcir son jugement. Il préférait se référer à l'attitude comportementale, sur le moment. Elle ne ment jamais elle.


Dernière édition par Kojùin le Mer 17 Juil - 12:33, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://narultimate-rpg.forumactif.org/t176-kojuin

avatar
Rang : Jônin

Messages : 73
MessageSujet: Re: Les deux dernières marches du podium. [PV;Kojùin]   Mar 16 Juil - 21:53


    Le crépitement de l'allumette qui vient allumer ma cigarette disperse le silence qui vient de s'installer. Kojùin et moi nous retrouvons comme deux hommes après une dispute, ou en pleine cogitation, lui entrain d'observer l'immense beauté du paysage et moi le bureau qui était mien. Il venait de m'inonder d'informations que mon esprit pas assez calculateur venait d'enregistrer et de classer à jamais. Maintenant il est temps de titiller mon interlocuteur. Apolyon n'avait pas jugé bon de le faire avec moi, mais je sais que ce genre de méthode peut m'apporter beaucoup, m'en faire apprendre plus que ce qu'il venait de me dire. Nous avons deux points en commun, la stratégie et les sceaux. J'excelle dans les deux, pour ma part. Je romps le silence.

    -Je suis moi aussi fin stratège, mais je pense que la lucidité est une base obligatoire à la stratégie. Puis-je vous faire confiance pour garder votre lucidité en combat ? Le pur malt c'est bien beau, mais ça ne vous laisse pas indifférent.

    Pour traduire:"Est-ce que je peux croire un ivrogne qui me dit qu'il est lucide ?". J'avais voulu être piquant sur cette phrase pour voir comment sa lucidité lui dirait d'utiliser son arme la plus puissante: l'impulsion. Il avait été impressionnant avec, mais je peux toujours tenir tête et voir ce qu'il y a derrière. Les chimpanzés utilisent plus souvent l'intimidation que la violence directe, et cette observation peut être applicable à l'humain. Kojùin fait-il usage de ses impulsions comme un moyen de dissuasion ou est-il capable de passer à l'acte ? Et si jamais il s'avère qu'il le puisse, le ferait-il ici, dans mon bureau et prendrait-il pour cible son coéquipier et médecin, shinobi de surcroît ? Je dois tester les limites de cet homme, voir jusqu'où il peut aller, ce qu'il peut endurer. Bien-sûr tout ça, je ne le fais pas pour mon bon plaisir mais bien pour savoir comment le prendre si jamais il lui arrivait de frôler la mort et qu'il doive s'en remettre à moi.

    -J'ai aussi un très grand savoir en art des sceaux, mais je dois avouer que le style des ermites ne me plaît pas... puis-je cependant jeter un oeil sur l'oeuvre de ces maîtres ?

    A présent me porter rival sur son propre terrain en critiquant son style manquant de potentiel à mon goût, trop empirique et bien trop archaïque. Pour ce qui est de l'ancien langage, je suis très versé, la majorité de mes études en ayant fait l'objet, car oui, la médecine se fait à partir de l'ancien langage en certain cas. A ça s'ajoute ma posture d'homme de recherche, et par extension, de théoricien, qui m'oblige à utiliser des concepts anciens, et pour ce faire, le savoir de l'ancien langage m'est obligatoire. Finalement, il se pourrait que nous soyons portés sur les mêmes choses, lui et moi.

    -L'ancien langage est une chose qui m'est connue, je peux vous aider à percer les mystères de vos tatouages si vous le souhaitez. Mais j'ai une question avant tout... vous faites usage de poison ?

    Si c'était le cas, nous aurions beaucoup à faire lui et moi, et notre partenariat serait des plus fertile.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://narultimate-rpg.forumactif.org/t150-shisatsu-jutsugo
avatar
Rang : Chef des Sabreurs

Messages : 33
MessageSujet: Re: Les deux dernières marches du podium. [PV;Kojùin]   Mer 17 Juil - 12:34

- Le pur malt c'est pas seulement beau, c'est délicieux, je te ferai tester certains de mes meilleurs crus tu m'en diras des nouvelles!

L'analyse déjà effectuée ne pouvait plus laisser part à de l'imprévu. Inutile de s'énerver une seconde fois, la première fois avait suffit à remettre les choses en place. Le respect était de guise maintenant, et plus rien ne pouvait importuner la bonne évolution de leur affaire ensemble, et ce malgré la méfiance de Kojùin, toujours présente. Le médecin continuait son flots de question en s'engageant sur le terrain vague des sceaux. Apparemment il était expert matière de sceaux. Étrange. Le Mizukage y serait-il pour quelque chose?

Très probablement connaissant le personnage. Il ne se focalisa pas réellement sur la question et continua d'écouter la débit de paroles de Jutsugo. Le tatouage du trentenaire semblait intriguer, intéresser le jeune médecin. Ce dernier demanda même de le voir, lui qui avait passé toutes ses études pour devenir médecin dans l'apprentissage et le décryptage de ces anciennes écritures.

Montrer ses inscriptions sur son corps n'était pas chose aisée étant donné qu'il ne l'avait jamais dévoilé à personne, hormis ses futurs victimes pendant certains de ses combats des plus acharnés. Mais quitte à se dévoiler, allons-y, après tout c'était pour le bien du fonctionnement du trio. Le chef sabreurs se retourna et se dirigea d'un pas calme et serein vers le bureau du maître des lieux. Prenant une brève respiration, il plongea son regard dans celui du Kirijin, et d'un geste nonchalant remonta la manche de sa toge afin de laisser à découvert une partie de ses inscriptions sur son bras gauche.

La proposition d'étude de ces tatouages intéressait nettement Koko, rien que pour apprendre plus sur le pourquoi du comment, lui qui ne se souvenait plus de comment ces marques lui étaient parvenus, quelques jours après avoir rencontré un ermite vieux, sénile et au contact d'aucune civilisation moderne. Hochant la tête, montrant ainsi la positivité de sa réponse, il entendit maintenant parler du contrôle de l'affinité qui avait suivis cette histoire pour le moins étrange; le Doku. C'était en partie grâce à ses tatouages que ce contrôle lui était parvenu...

Le poison, voilà une capacité spéciale qui convenait vraiment au style de combat et à la façon de fonctionner de notre protagoniste. Toute en discrétion, tout en douceur, mais qui ronge de l'intérieur, comme les coups bas en infiltrations, les coups d'états, entre autres. 

- Oui, j'utilise grandement cette affinité dans mes combats. Mes autres affinités sont l'eau et la terre. Mais j les utilise en cas de combat qui pour moi à dérapé, car pour moi, mes combats sont furtifs, pas en face à face. Je maîtrise aussi le sabre passablement bien. Donc si j'ai bien compris, tu seras là en tant que médecin auprès de Apolyon et moi sur le champs de bataille?

Il rebaissa aussi tôt sa manche, attendant la réponse de ce fameux Jutsugo.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://narultimate-rpg.forumactif.org/t176-kojuin

avatar
Rang : Jônin

Messages : 73
MessageSujet: Re: Les deux dernières marches du podium. [PV;Kojùin]   Mer 17 Juil - 13:34


    Ces inscriptions, elles sont prodigieuses, oui, voilà la marque d'un savoir bien ancien. Si seulement je pouvais me consacrer à leur étude, quels secrets se dévoileraient à moi ? Je ne le sais. Mes sceaux de poison ne sont pas de la même nature, ils suivent une logique qui m'est propre, une logique beaucoup trop complexe à expliquer, mais une logique. Devant cette démonstration de savoir, je ne peux qu'être admiratif, mais je me demande si toutes ces pistes données obéissent à une logique, ou si finalement, elles ouvrent des portes que seul le savoir, au delà de toute logique peut ouvrir. Seulement, la vue de ces marques me fut retirée après un bref instant. Tant mieux, il me faut maintenant revenir à mon dossier psychologique. Visiblement, Kojùin n'est dangereux qu'avec ses ennemis, ce qui fait de lui un allié encore plus puissant.

    Le temps de clore la discussion, terminer l'entrevue était arrivé. Ce n'est pas que ne veux pas parler avec Kojùin maintenant qu'il montre patte blanche, mais il y a des préparatifs à faire, un Mizukage à rattraper. Je me lève, et déclare:

    -Oui, je suis le médecin, votre meilleur support tactique et meilleur ami face à la mort. Mais il me faut partir, désolé de paraître si précipité, mais vous n'êtes pas sans savoir que le Mizukage est à l'étranger en ce moment même et qu'il nous faut le rattraper. J'ai énormément de choses à planifier pour que Kiri ne tombe pas dans un chaos sanitaire pendant mon absence, et il faut ajouter à cela la planification des recherches et expériences pour ne pas se laisser surclasser par nos rivaux.

    J'écrase ma cigarette, prends mes affaires, et, avant de passer la porte, je me rends compte qu'une chose m'a échappé. Mon coéquipier se droguait, et je ne savais pas à quoi. Qu'il soit shooté en pleine mission, ça ne regarde que lui, mais les réactions de son corps face aux traitements, c'est moi que ça regarde. Je ne peux me permettre d'assassiner le chef des Sabreurs par manque de précaution.

    -Quel genre de drogue ? Et pour le malt, ramenez-en une bouteille à Tetsu. Nous fixons le rendez-vous aux portes du village, cette nuit à deux heure, ça vous va ?

    Oui ou non, je n'ai pas le temps et pars m'engouffrer dans les couloirs de l'hôpital. Je suis heureux, je viens de rencontrer les deux dirigeants de Kiri, mes bienfaiteurs en l'espace de deux jours. La Nation n'aura pas le temps d'attendre qu'à nous trois nous dominerons le monde. Notre équipe est invincible et je le sens.  


HRP:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://narultimate-rpg.forumactif.org/t150-shisatsu-jutsugo
Contenu sponsorisé
MessageSujet: Re: Les deux dernières marches du podium. [PV;Kojùin]   

Revenir en haut Aller en bas
 

Les deux dernières marches du podium. [PV;Kojùin]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» La solitude c'est mieux à deux ( pv Tom )
» Deux âmes perdues sur les falaises. [Nagate SEUL]
» Defi pour futurs maires: les marches publics dans les rues
» Duel entre deux âmes soeurs. [PV Luke Kayan]
» Deux humoristes virés du poste

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Naruto Ultimate RPG :: Mizu no Kuni :: Kiri Gakure no Sato :: Village-