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 Rakurai

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Rang : Jônin

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MessageSujet: Rakurai   Ven 26 Juil - 18:26

[Hors Role Play]


o Prénom : /
o Âge* : 19
o Ville : Des forêts de béton parsemées de quelques clairières de verdure
o Comment avez-vous connu le forum* : Je connais des gens qui…
o Comment jugez-vous votre niveau RP* : jugé bon par mes pairs il y a quatre ans de cela, mais je crains quand même que le manque de pratique couplé à mon passage sur un concurrent copyrighté (S*H) n’alourdissent la sentence



[Role Play]


o Nom : /
o Prénom : /
o Surnom : Rakurai
o Âge* : 23
o Villages souhaités (2 choix obligatoires, dans l'ordre de préférence)* : Kumo (Ame)
o Ancien village (uniquement pour les Nukenins) : /
o Grade maximum souhaité* : Jônin
o Capacité spéciale * : Sensorialité (détection / analyse / reconnaissance de chakra et autres éventuels)



o Description du personnage (15 lignes minimum)* :

Yeux sombres, creusés par des cernes marquées qui les rendent menaçants, même si, mi-clos, on pourrait traduire leur expression par de la lassitude, il semble être lui-même une ombre sortie d’on ne sait quel cauchemar. Sa silhouette épouse la forme que son long manteau, dont la capuche dissimule souvent son visage, prend au gré du vent, dissimulant sa relative minceur et son corps trop frêle pour être un réel combattant en ces temps de barbarie. Bien que génétiquement défavorisé, il est capable de tuer de nombreuses façons, fort de sa connaissance des points faibles qui ne requièrent aucune force (ou presque) pour être atteints. Dans les plis de cette cape, il cache également deux kodachi qu’il utilise invariablement pour donner un coup fatal. Peu gâté d'un point de vue physique et ayant de surcroît besoin de ses sabres pour se sentir pleinement en confiance, Rakurai n'est pas du genre à se ruer dans la mêlée pour multiplier les victimes. A l'image de son caractère, il préfère exploiter son aisance naturelle à détecter et à se faufiler pour assassiner des cibles bien précises, plutôt que de se mêler aux masses combattantes qui ne lui inspirent aucun intérêt, si ce n'est leur art de combattre dans le chaos.

Car son apparence menaçante n’est pas trompeuse. Le sentiment d'insécurité, voire de malaise, que l'on ressent lorsque l'on croise son regard en dit long sur le personnage. Dans le sillage de sa chevelure ébène, il lacère, tranche et tue sans pitié. Il fut un temps durant lequel sa main tremblait à l’idée de prendre la vie. Alors qu’il n’était qu’un enfant encore innocent, la guerre l’a forcé à franchir la limite d’un univers dont il ne pourra jamais revenir. La folie du meurtre et le goût du sang sont aujourd’hui imprégnés si profondément dans son mode de vie qu’il est incapable d'en concevoir l’abandon.

Bien que les contrats d’assassinat représentent la majeure partie de son temps, il lui arrive parfois d'abandonner son passe-temps pour se comporter comme un être tout à fait normal. Est-il capable de se maîtriser, ou bien est-ce son instinct qui le guide invariablement ? Bien qu'il cherche toujours à rester en contact relativement rapproché avec la société humaine, il reste en général seul – ou du moins ne parle que très peu – et ne cherche pas particulièrement à connaître les gens qui l’entourent. Après tout, chacun d’eux est une victime potentielle, et c'est ainsi qu'il les observe, de loin, discrètement. Cette manière de penser, il l'a acquise à travers son éducation par la guerre. Elle s’est lentement immiscée dans son esprit, s’installant un peu plus confortablement à chaque fois qu’il prenait une vie, jusqu’à élire définitivement résidence sur le trône de ses pensées.

Conscient de sa capacité relative à juger les gens et leurs émotionss, il n’en est que plus dégoûté de lui-même lorsqu’il constate ses propres défauts. Chaque échec, chaque faiblesse, chaque imperfection dans ses actes empire son état mental, et le plonge un peu plus profondément dans la spirale du meurtre qui l'engloutit lentement, de jour en jour. Son problème génétique est la première illustration de cet aspect de son esprit. Il peut être la cause de terribles crises de folie durant plusieurs heures, qui sont par ailleurs le meilleur moyen de constater la rage qui bouillonne dans ses veines ainsi que la violence dont il peut potentiellement faire preuve. Cela étant dit, il a tout de même suffisamment de confiance en lui-même pour ne douter que rarement de ses décisions, et ce bien qu'il soit tout à fait conscient de ses points faibles.

Malgré cet aspect de sa personnalité, il est capable de sourire tout aussi naturellement qu’il vous trancherait la gorge. Oui, ça peut paraître bizarre, voire même paradoxal. Mais, parfois, même la confiance peut devenir une option, lorsqu'il se rend compte que ses sens lui permettent également de percevoir la bienveillance. Il est vrai qu’existent de nombreuses façons de survivre, même happé dans ce tourbillon de violence qui ravage le monde shinobi. Entre la solitude et l'union, quel est le choix le plus sage ?

En fin de compte, Rakurai était sûrement prédisposé à devenir ainsi. Limité par ses capacités physiques, mais doté d'un instinct de prédateur comparable à celui d’un animal, on voit mal quel rôle il pourrait remplir mieux que celui d'assassin sur les champs de bataille.




o Histoire (25 lignes minimum)* :


Partout dans le monde, la guerre comme décor

« Tu es sérieux, Kota ?
- Il nous sera inutile, Shu. Rien qu'un poids supplémentaire dont je refuse de me charger moi-même.
- Qu'est-ce que tu comptes en faire, dans ce cas ? Tu ne peux pas renvoyer cet enfant à l'extérieur, encore moins dans cet état.
- Je me démène afin que tous ici puissent manger et dormir en paix !! Sa bouche est de trop, nous ne pourrons la nourrir. Fin de la discussion. Fais-en ce que tu veux.
- Il est des nôtres, à présent, et il est hors de question que je le renvoie vers la mort. Je m'occuperai de lui. »

Il sait qu'il en a raté la majeure partie, mais la fin de l'échange est suffisant pour qu'il en saisisse l'essentiel. Moins que les mots, ce sont les émotions des deux hommes qui lui parlent. Dans une langue silencieuse, inconnue de tous, chaque geste, chaque intonation, chaque frémissement lui communique de nouvelles informations. Il n'a encore jamais parlé ni même entendu ce langage ; pourtant, il le comprend naturellement, sans effort, comme s'il en connaissait parfaitement le vocabulaire depuis sa naissance. Les mots ne lui parviennent pas seulement par ses oreilles. Son corps entier ressent et comprend les frissons alentours, les déplacements, les sources d'émotions.

Dans le cas présent, il sent flotter, au-dessus de lui, d'un côté le mépris, de l'autre la compassion. Tous deux semblent menacer de se déverser sur lui à tout instant tels une pluie battante. Mais l'enfant n'a aucune raison de craindre ce moment : il n'arrivera sans doute pas. Ces sentiments sont pour l'instant dirigés l'un contre l'autre avec une intensité telle qu'il a lui-même l'impression de ne pas exister, comme ébloui par une vive lumière. La tension entre les deux hommes, devenus silencieux mais n'ayant pas bougé pour autant, est toujours présente et oppressante.

Bien qu'étant encore un gamin, il n'hésitera pas à repousser le mépris si celui-ci tente de le saisir. Il acceptera en revanche la douce étreinte de la compassion avec un plaisir particulier. Celui de se sentir accueilli, choyé, entouré. Ca vaudra bien mieux que de replonger dans l'océan de haine et de violence dont il vient d'être recraché.

A cette pensée, un réflexe le saisit. Le garçon tend le bras gauche et commence à tâter le vide, comme espérant y trouver quelque chose qui est manifestement absent. Le geste se fait plus rapide alors que l'inquiétude de ne rien trouver monte en lui. Il commence à se débattre avec frénésie, mais  les hommes présents sont trop occupés à se toiser pour lui prêter attention. A force de ce mouvement, il finit par tomber de la couchette sur laquelle on l'avait déposé, directement sur le sol dur et poussiéreux d'il ne sait quelle construction humaine. Alors, bien qu'ayant quitté le confort d'un matelas presque douillet pour se retrouver par terre, une immense sérénité l'envahit. Il n'a toujours rien trouvé, pourtant. Mais le dénommé Shu s'est tourné vers lui, et, remarquant sa chute, s'est précipité pour l'aider à se relever, animé d'une tendresse décuplée. A cet instant, il n'existe aucun endroit meilleur au monde pour l'enfant qu'auprès de cette personne qui s'inquiète sincèrement pour sa survie.

Instantanément, un mélange de peur, de colère, de dégoût et de haine remplace ce chaleureux confort. L'autre s'est également approché. Un peu trop d'ailleurs. Il avance la main vers le gosse qui, face à un tel concentré d'émotions haineuses, ne peut réagir autrement qu'en lui saisissant un doigt et en le brisant d'une rotation rapide et précise. Légitime défense. Le vieux pousse un cri de surprise  autant que de douleur qui emplit l'enfant d'une satisfaction indescriptible. La seule chose qu'il mérite de recevoir, c'est la réponse à ce qu'il donne. Le mépris et la haine n'apporteront que la violence.


Partout dans le monde, on tue sans remords

Plus qu'un village, il s'agit d'un abri, un refuge pour ceux qui fuient la violence des conflits. Reclus au fin fond du pays de l'eau, ses défenses sont primitives en raison de son isolement. On prend des précautions, mais pas la peine d'en faire trop : un rempart en bois, deux points d'observation surélevés, une porte métallique, mais rien de plus pour garder l'accès à l'espace vert, par ailleurs réduit, qui s'est immiscé entre cette falaise abrupte d'un côté, et une épaisse forêt s'étalant à perte de vue de l'autre côté. De par cet environnement presque entièrement naturel, il n'y a que peu de risque que quiconque s'en approche intentionnellement. La majorité des habitants vivent dans une caverne creusée dans la roche de la montagne. Par crainte, peu nombreux sont ceux qui s'aventurent à l'air libre ; seuls les combattants aguerris, dont le rôle est de protéger les quelques dizaines de civils du camp, font des tours de garde. Parfois, l'insouciance pousse les enfants à les suivre, mais on leur interdit en permanence de s'approcher du rempart. Bien que personne n'ait jamais montré d'intérêt pour ce village civil, on reste prudent. Aucun gamin ne doit dépasser le mur. Ceux qui sortent le font de leur plein gré ; ils ne sont que très peu. Et ils sont bien conscients que personne ne les aidera à revenir.

La majorité des habitants sont des enfants. En conséquence, la vie est animée de cris, de pleurs, de mouvements, et l'on s'ennuie rarement. La plupart d'entre eux ont été recueillis, le plus souvent par Shu. Il est le seul à ne pas craindre le monde extérieur, et s'y aventure régulièrement, à la recherche d'autres enfants perdus à éloigner des tourments de la guerre. Formé aux arts shinobi, il prend un soin particulier à transmettre son savoir aux générations futures. En général, il nomme lui-même chaque marmot qu'il ramène en sécurité, avant de l'entraîner personnellement. C'est ainsi que Rakurai, comme il s'appelle désormais, se retrouve, entouré d'autres orphelins de guerre, à apprendre le Ninjutsu.

Dans cet environnement, il grandit en suivant la formation que Shu et Kota, les deux responsables, dispensent afin que les petits apprennent à se défendre par eux-mêmes. Bien que très doué lorsqu'il s'agit de passer inaperçu – durant les exercices de traque ou d'espionnage -, il subit souvent des railleries lorsque, en plein échange au corps-à-corps, il s'effondre soudainement et se retrouve incapable de bouger. La bienveillance de Shu à l'égard de cette déficience osseuse égale tout juste la condescendance de Kota lorsqu'il lui ordonne de faire un effort pour se relever (la rancune de leur première rencontre est restée tenace). A force d'évoluer entre ces deux mentalités à son égard, qu'il retrouve également partagées chez ceux de son âge, Rakurai développe lentement un déséquilibre psychologique lié à sa sensibilité. Même derrière les faux-semblants, il est capable de deviner vos véritables intentions. A tout signe d'agressivité, il répond encore plus violemment, sans jamais se soucier des dégâts qu'il cause en se défendant. Incapable de se modérer, il réagit instinctivement à la moindre menace potentielle.

L'antipathie réciproque que se vouent Rakurai et Kota est d'ordre public. Shu, par bienveillance, essaye tant bien que mal de maintenir une entente cordiale. Mais ses absences répétées laissent l'enfant, devenu adolescent, à la merci de la haine, du mépris et des railleries du chef du village, par ailleurs appuyé par quelques-uns des marmots – jaloux ou effrayés. Chaque soir, lorsqu'il s'éloigne de ses camarades pour aérer son esprit, il se demande quel peut être le motif de cet acharnement – à cette pensée, garder son calme devient un exercice des plus ardus. Il n'est pourtant pas le seul à présenter des déficiences physiques, ni le seul à avoir déjà blessé Kota. Et pourtant, il reste sa cible privilégiée. Peut-être est-ce parce que, paradoxalement, il est le petit préféré de Shu...


Alors qu'il devient un adulte, ses sens s'affinent. Après plusieurs années d'observation, il est enfin capable de décrire ce que Kota ressent réellement vis-à-vis de lui. A force de réflexion, d'interrogations et, surtout, d'exploitation de ses capacités, il est à présent capable de sonder plus profondément les intentions du vieillard qui, d'ailleurs, s'accroche de manière étrangement solide à la vie. La noirceur de celles-ci ne peuvent tromper personne.

« Shu... C'est important
- Dis-moi, Rakurai.
- Kota veut se débarrasser de nous.
- Comment ça ? La surprise mais aussi l'incrédulité percent dans la voix.
- Toi, moi et quelques autres. Tous adultes, ou presque. Il veut prendre le contrôle absolu du village, probablement pour exploiter les enfants. Un moment de silence, puis
- Écoute... Je sais que tu as un don exceptionnel. Mais, même s'il ne t'aime pas, Kota reste mon ami, celui grâce à qui nous avons pu créer et entretenir ce lieu. Celui grâce à qui tu es ici aujourd'hui. Je sais que je peux te faire confiance, excepté en ce qui concerne Kota. Ton ressentiment personnel envers lui est trop fort et brouille ton jugement. Et puis, ce n'est pas aider ton squelette que de te forcer à...
- Ca n'a rien a voir !! » crie Rakurai avec une rage aussi soudaine que prévisible, avant de tourner les talons et prendre congé de son mentor sans plus de politesse.

Les apparences sont trompeuses. Shu est mort pour avoir accordé sa confiance aveuglément. Le cœur empli d'une rage triste, désespérée, Rakurai court pour sa vie. Il parcourt rapidement les galeries de la caverne qu'il a tant visitée, et qu'il connaît par cœur. Aucune chance qu'il soit rattrapé, encore moins avec l'avantage du terrain ; il le sait et le sent. Il n'aura aucun mal à atteindre la sortie, puis à semer ses poursuivants une fois camouflé dans la végétation. Un bref soulagement se fait sentir, aussitôt remplacé par une colère indescriptible. Il hurle intérieurement, tant la déchirure lui fait mal. Il vient de perdre père, frères et foyer au mains de Kota, qui s'est allié avec ces mêmes shinobi qu'il méprisait tant et dont il essayait de défendre son village, quelques années auparavant. Il réalise à présent que ce retournement a été planifié depuis bien longtemps. Le traître a berné ses pouvoirs en surjouant son animosité. Lui qui n'avait jamais pensé pouvoir être trompé de la sorte se jure à présent de ne plus jamais laisser ses faiblesses, qu'elles soient physiques ou mentales, lui faire perdre autant qu'il vient de perdre.
Il revoit le visage du traître, ainsi que le symbole gravé sur les bandeaux des mercenaires qui ont exécuté le sale boulot. Il ne les oubliera jamais. A cette pensée, il serre les poings si fort que de ses paumes commencent à couler des gouttes de sang. Il ne sent même pas la douleur tant sa colère est grande.



Partout dans le monde, s'entassent les corps

Ses talents et son cerveau sont les seules armes sur lesquelles il peut compter, son corps n'étant pas vraiment fiable. Au début de sa fuite, il cherche initialement à éviter tout conflit – dans l'espoir de se procurer suffisamment de temps pour améliorer ses techniques de combat, ainsi que sa résistance à sa maladie. Il se retrouve cependant rapidement happé dans le tourbillon de violence qu'il avait réussi à quitter, il ne sait comment, lors de son enfance.
N'ayant pas d'attache, il peut se faire passer pour un voyageur inoffensif lorsqu'on lui pose la question. Mais à la moindre ressemblance, aussi infime soit-elle, avec le symbole de Kirigakure... La colère explose et la lame s'abat. Aucun pardon ne sera accordé. Cette vengeance aveugle est le seul moyen qu'il a d'apaiser les pulsions meurtrières qui le saisissent sans prévenir, cet instinct lui dictant de tuer.

Les ennemis du pays de l'eau ont eu vent d'un shinobi impitoyable parcourant les champs de bataille sans réel objectif, sinon d'assassiner, sans leur donner le temps de s'en apercevoir, les Kirijin que le destin met sur son chemin. Un jour, on lui propose un logis en échange d'une tête. Sans se préoccuper de l'identité de la victime, ni même de la raison pour laquelle on la veut morte, il accepte. Le symbole correspond. Il ne lui en faut pas plus.

Disposant maintenant d'un petite notoriété, il exécute régulièrement pour le compte des quelques personnes, toujours les mêmes, à qui il accepte de rendre service. Il ne se limite plus aux shinobi de Kiri, à condition bien sûr que la gueule du client ainsi que ses motivations lui conviennent. C'est de cette façon qu'il se retrouve sur la trace d'un groupe de shinobi – du clan Kaguya, lui a-t-on dit. Pendant de longs jours, il les suit discrètement à la trace, à travers les terres du pays de la Foudre. Les Kaguya sont des combattants ; point de pisteur pour le repérer, comme il peut le sentir. Il est sur ses gardes, mais pas trop tendu. Rien ne lui arrivera tant que sa présence restera inconnue. Le fait de n'avoir qu'une unique cible, ainsi qu'un désavantage évident du point de vue du nombre comme des capacités de combattant, l'oblige à rester en retrait jusqu'au moment propice. Il doit frapper vite et avec précision, sans se faire repérer. La chance aura son importance. La cible doit impérativement s'isoler, sans quoi il ne tentera rien. Il doit faire preuve de patience.

Le moment est arrivé. Muscles tendus, concentration totale, il attend le timing parfait. Il faut une distance minimale d'une vingtaine de mètres avec le reste du groupe afin de s'assurer une possibilité de fuite. Plus si possible, mais il vaut mieux ne pas être trop capricieux. Celle-ci est bientôt atteinte ; la cible aura-t-elle l'imprudence de lui faciliter la tâche en s'éloignant encore plus ? C'est le cas. Il l'observe, dissimulé en hauteur, dans les branches d'un arbre situé à moins d'un mètre. Accroupi, une main servant d'appui, l'autre tenant fermement la garde de son sabre, il est prêt à bondir à tout moment.


Partout dans le monde, la loi du plus fort



« Quelqu'un a une idée ?
- Je te l'ai dit, c'est la dégénérescence osseuse...
- Et moi, je t'ai dit qu'aucun Kaguya, ou même faux Kaguya, ne se balade en solitaire.
- Le monde est encore plein de choses qui t'échappent...
- Eh, il se réveille ! »

Il émerge lentement, sans trop savoir ce qui s'est passé. S'il n'avait pas entendu quelques bribes de la conversation des Kaguya, il aurait réagi de la mauvaise manière – violemment – et se serait sûrement fait exécuter sans autre forme de procès. Mais, plutôt que de le dépecer, le torturer ou lui faire subir d'autres supplices pour lui soutirer des informations, comme il s'y serait attendu, tous semblent plutôt préoccupés par son sort. Il en déduit immédiatement qu'il s'est évanoui avant de lancer l'assaut sur sa victime, qui le regarde à présent dans les yeux, de son regard bleuté qui trahit son envie sincère de l'aider – pas besoin de pouvoir pour s'en rendre compte.

Au premier mouvement qu'il essaye d'effectuer, une vague de douleur lui envahit le corps – les jambes en particulier -, et les protestations se mettent à fuser de toutes parts. Malgré les blessures, il se sent mieux que jamais. Pour la première fois, il est inondé presque exclusivement d'intentions positives, de compassion, de sympathie. Il en trouverait presque le sommeil, tant c'est apaisant. Mais une question dérangeante s'impose : pourquoi tant de considération pour un inconnu n'ayant strictement aucun point commun avec eux ? La jeune femme au regard électrique va y répondre pour lui.

« Comment tu te sens ? Ca va ? Grognement en guise de réponse. Ne bouge pas tout de suite, tu pourrais faire une rechute. Reste allongé encore un moment.
- Vous êtes qui ? demande-t-il bien qu'il connaisse pertinemment la réponse.
- Comme toi, nous sommes des Kaguya.
- J'suis pas comme vous
- Non, en effet. Je dirais plutôt que tu es l'enfant d'un ou une Kaguya et d'un ou une membre d'un autre clan.
- Comment tu pourrais savoir...
- Eh bien, la dégénérescence osseuse est une maladie génétique propre au clan Kaguya. Et tu ne peux bien évidemment pas te servir de tes os.
- Tu connais...
- Je suis le médecin de la meute. Je connais, en effet, mais je ne peux guérir. Alors que Rakurai tente de reprendre la parole, elle l'interrompt et continue. Par contre, il y a un moyen. »

La suite importe peu. La meute est chaleureuse, accueillante – inattendu en ces temps de guerre -, et souhaite de tout cœur faire disparaître cette maladie génétique, considérée comme une malédiction au sein de leur clan, en y trouvant un remède quel qu'il soit. Il ne lui en faut pas plus. Il pourra même en profiter pour apprendre comment combattre comme un Kaguya. Mais derrière cette euphorie première viennent d'autres questions susceptibles de troubler son esprit. Est-il réellement possible qu'il soit des leurs ? Ne se souvenant pas de sa vie de nourrisson ni d'aucune attache familiale, c'est tout naturellement qu'il commence à s'interroger sur ses origines.

Il suit la meute. Malgré ses déficiences, une stratégie de combat l'incluant a été établie. Son rôle est avant tout d'observer en se tenant en retrait. Il doit attendre le moment propice pour frapper, sans quoi il risque de déclencher une crise de dégénérescence avant même de pouvoir être utile. Il intervient en faveur des hommes en difficulté, frappant et s'échappant aussi vite que l'éclair, reportant ensuite son attention sur une autre partie du combat. Et ce rôle lui plaît. D'autant plus que, telle une drogue aux effets violents, il jouit bien plus de satisfaire des pulsions meurtrières courtes et intenses que des pulsions durables mais modérées.

Il suit toujours le même mode de vie. La seule différence, c'est la meute et son camp. Il a de nouveau un endroit où se rendre lorsqu'il souhaite se reposer – un campement rudimentaire non loin du village de Kumogakure -, mais il consacre toujours son temps à honorer des contrats, à se déplacer, traquer, tuer. Mais maintenant, il peut se reposer sur des alliés qui lui facilitent considérablement la tâche. Il n'a plus besoin de motif pour agir. Désormais, il suit la meute sans broncher. Sans oublier leur promesse pour autant.

Le mal qui le ronge peut être soigné.





o Avez-vous des remarques ou des informations complémentaires à nous faire part ?

Ouais, des petites précisions sur l'histoire :
Alors déjà au cas où ce serait pas assez clair le perso a une maladie génétique qui fait que ses os sont pas très solides.
Ensuite quand je dis que c'est un Kaguya (ou semi Kaguya), il faut le voir comme un genre d'aberration : comme c'est précisé, il n'a pas leurs pouvoirs (c'est pour le rp, avec la maladie et tout) De plus il s'agit d'un diagnostic médical qui pourrait se révéler erroné
Dernier détail, la meute qu'il rejoint est celle qui vient au secours de Shinrei dans la bataille de Kumo (pas inclus dans l'histoire, je ferai probablement un rp dessus)

Et si c'est possible d'avoir des précisions sur ce qu'il est possible / impossible de faire en tant que ninja sensoriel, j'ai peut-être trop rêvé
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MessageSujet: Re: Rakurai   Ven 26 Juil - 22:58

Salut, j'm'excuse pour ce post, mais comme déjà dit sur la CB ton avatar est Hei de Darker than black, perso que j'utilise déjà en fait. 'fin bon je t'apprends rien de nouveau on en avait déjà parlé. Je post ici juste pour réitérer ma demande pour que tu changes. Désolé mais comme on dit premier arrivé, premier servi, sachant qu'il existe quand même beaucoup de ressources sur zerochan, deviantart etc pour pas que tu te sentes lésé, et que pour le côté graphisme y a qu'à demander.

Merci d'avance, et qu'on m'pardonne si mon post n'a rien à faire ici, je ne savais pas vraiment où poster.
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MessageSujet: Re: Rakurai   Sam 27 Juil - 10:52

A l'avenir, règle se genre de problème par mp s'il te plait.
Si la situation ne change pas, fait une demande dans le bureau d'intervention du staff.

Ta présentation sera évaluée après que tu ais changé d'avatar, merci de nous le signaler ici.

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MessageSujet: Re: Rakurai   Sam 27 Juil - 11:41

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MessageSujet: Re: Rakurai   Dim 28 Juil - 17:41

Salut,

Suite aux précisions que tu apportes pour ton perso, j'ai décidé de laisser Shinrei s'occuper de ta présentation. Merci de prendre ton mal en patience, elle sera validée un peu plus tard du coup Wink

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MessageSujet: Re: Rakurai   Mar 30 Juil - 19:07

    Je me charge de toi. Shinrei m'a confirmé que tu avais le siens pour cette partie de ta présentation, je te valide donc Rang S et grade Jônin. Honnêtement je comptais équilibrer les forces et te placer rang A à cause de certaines tournures de phrases ou certaines fautes de frappes (je suis méchant sur ça mais il me fallait une excuse pour stopper l’hémorragie de rang S dans le forum mdr) mais je ne peux pas me permettre de te mettre moins que S car tu le mérite amplement.

    Concernant ton Kekkai, il t'es possible de te rendre « invisible » à certaines doses bien sûr, de repérer les chakras environnants, de traquer etc etc.. Je t'avoue que c'est une particularité intéressante mais que je n'en suis pas expert. En faisant ton parchemin tu auras bien plus de réponse de la part de mes collègues.

    Bienvenue sur le forum.

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Rakurai

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