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 N'ai pas peur, je ne mords ... pas. [Ft. Makie]

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MessageSujet: N'ai pas peur, je ne mords ... pas. [Ft. Makie]   Mar 30 Juil - 20:31

Il neige encore, au Pays du Fer.

Je ne me souvenais pas d'une époque où il n'avait pas neigé, ici. Même si en fait, je n'étais passé ici qu'en de rares occasions, deux pour être exactes. La première fois au sein des Alligators, la deuxième avec le bandeau de la brume sanglante. A chaque fois, pour teindre un peu plus mes mains d'écarlate. Je soupirais. Je vivais sur la mort de mon prochain, quel homme cela faisait-il de moi ?

Un bien vil, à n'en pas douter.
Je resserrais les pans de ma cape autour de mon corps grelottant, alors que je disparaissais dans ce rideau immaculé qu'était Neige. Trop de blanc, ça me plaisait pas. J'me sentais pas à l'aise. Pas de vue dégagée, c'tait un coup à tomber dans une embuscade. A finir congelé sous trente centimètres de neige avec une dague entre les côtes. Pourquoi j'étais venu ici, déjà ? Ouais, ouais ... Pour un petit peu de plaisir. De la poudre qui fait rêver. Introuvable dans le Pays de l'Eau, mais ici ... Ici ... Il y en avait, c'est ce qui se disait.

La mort en échange d'un peu de rêve, voilà à quoi se résumait ma misérable vie.

Sans même m'en rendre compte, j'avançais maintenant dans une avenue d'un quelconque village, aux bâtiments camouflés par la blancheur des cieux. Même si tout était trop blanc, tout ce blanc commençait à devenir très sombre. Il ne fallait pas se le demander deux fois que je cherchais l'auberge : à savoir, le truc le plus imposant et le plus éclairé dans ce bled paumé.

Tout est si blanc ...
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MessageSujet: Re: N'ai pas peur, je ne mords ... pas. [Ft. Makie]   Mar 30 Juil - 22:18


    Qui l'aurait cru qu'un jour, je me serais retrouvée dans la neige ? Moi qui suis qu'une enfant du désert, vois enfin ce phénomène inconnu de mon village. Pour moi qui ne voyais que le sable normalement. Cet environnement était tout le contraire de chez moi. Il fessait froid, il neigeait, mais ça me rendait à la fois heureuse. On aurait cru que les flocons dansaient que pour moi et qu'ils m'invitaient à me rejoindre leur danse. C'était beau à voir. S'il n'avait pas eu ce froid je serais restée encore des heures coucher dans la neige pour les regarder faire. Je m'étais achetée un manteau avant d'arriver sur ces lieux. Le climat était complètement à l'opposer de Suna.

    Mon nez rouge était par le froid. Je ne devais pas tarder à rentrer me réchauffer, sinon je deviendrais un glaçon avec des cheveux roses. Le village était presque vide et j'avais déjà loué ma chambre pour la semaine. J'étais venue dans cet endroit glacer pour faire le vide. Faire le deuil de ma mère et en même temps célébrer le fait que j'étais toujours en vie. Cela changeait de ma vie monotone. Même si de voir cet endroit magnifique, qui me rendait heureuse, mon coeur saignait malgré tout. Si ça ne serait que de moi je crois que je me serais laissée mourir dans ce lit blanc. Personne ne s'en serait rendu compte et personne ne pleurait ma mort. Mais pourquoi vouloir mourir maintenant ? J'étais en vie. J'étais restée en vie pour quelque chose, mais quoi ?

    Je me relevai de ce lit de neige, je ne sentais plus le bout de mes doigts. J'étais restée trop longtemps dans ce froid. Je devais retourner à l'auberge le plus rapidement possible. Je sentais la fatigue se sentir de plus en plus. J'aurais dû écouter mon corps et rentrer plutôt. Juste marche me fessait mal, j'avais l'impression que mes membres étaient rouillés et que je ne me rendrais jamais à l'auberge. Rendu a moitié chemin, je trébuchai dans mes propre pied et dans la neige pour tomber sur un homme qui se rendait au même endroit que moi. Je me relevai, malgré que j'étais faible par le froid. Je le regardai droit dans les yeux et lui dit d'une voix brisée par le froid :

    - Désoler... je n'ai... je n'ai pas fait exprès...
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MessageSujet: Re: N'ai pas peur, je ne mords ... pas. [Ft. Makie]   Mer 31 Juil - 1:15

C'est pas une excuse, en soi. Mais j'ai toujours réagi violemment. A quoi qu'il m'arrive. Enfin, toujours ... Toujours se situant au début de mes aventures palpitantes en tant que mercenaire. Alors, vous savez, quand une gamine trébuche, me poussant par la même occasion, moi ... Au lieu de voir une gamine affaiblie par le frimas ... Moi ... Je vois une ennemie. Une ennemie à raccourcir d'une tête avant que celui-ci me fasse cet honneur avant. J'entends à peine sa voix, que je la soulève par le col et la plaque à un mur. Sans délicatesse hein, vous vous attendiez à quoi ?

Elle me fixe. Je la fixe. Je crois qu'elle a peur. Putain, que moi j'aurai peur si un fou furieux me faisait la même. C'est une putain de gamine. Une gamine aux cheveux roses tout dégueulasses, qui plus est. J'vais pas faire de mal à un enfant, non ? 'fin ... Ça serait pas la première fois, ni même la dernière ... Et puis la raison reprend le dessus : Putain, pourquoi je lui referai le portrait de façon tout à fait gratuite ? Son seul crime c'est d'avoir eu la stupidité de se pommer en pleine tempête de neige ... Hyun, Hyun, Hyun ... T'es plus un boucher, t'es un shinobi. Shi-no-bi. T'as aucune raison de démolir une fillette pour le plaisir de la chose. Elle est peut-être même sympa, au fond, Miss Rose Bonbon. Ou en tout cas, moins chiante que les personnes de son âge.

Merde. C'est vrai que, je m'en rends compte, j'aime pas les gosses. J'ai jamais su quoi en faire quand j'avais leur âge, et avec l'âge, justement, ça s'est pas arrangé. Et si j'commençais déjà par la poser au sol ? Sage idée. Je m'exécute, avant de reculer d'un pas. J'tremble un peu, j'crois. J'étais à deux doigts de lui péter les dents. Et pour quoi ? Pour de la parano'. J'aurai encore bousillé une vie pour rien. J'passe ma main sur mon visage. Et la gamine reste devant moi, j'crois qu'elle a trop peur pour ne serait-ce que s'enfuir. Ou alors, c'est vraiment le froid qui la dévore et la gèle sur place. 'tain ... J'fais quoi là ? J'la laisse là ? J'la bute ? Ou je l'embarque dans un endroit où elle sera en sécurité ? Même si, tant que je suis là, elle sera définitivement pas en sécurité.

Qu'importe. Essayons d'être humain, pour changer. J'essaye de lui adresser un sourire, ça ressemble à un rictus. Je lui tends la main, et avec toute la douceur dont je suis capable, soit pas beaucoup, j'lui chuchote.

- Hey gamine ... J'suis désolé hein, j'm'emporte facilement ... Viens, j'vais t'amener quelque part loin de ce temps d'chien ... Fais moi confiance.
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MessageSujet: Re: N'ai pas peur, je ne mords ... pas. [Ft. Makie]   Mer 31 Juil - 2:16

    J'avais terminé de parler et que je me sentis lever du sol. Voir vraiment extirper du sol. Je sentis ma tête se cogner contre le mur. Je ne comprenais pas ce qui se passait enfaîte. Il ne suffit que son regard perce le mien pour que mes souvenirs me retraversent l'esprit. Je n'avais pas peur de l'homme en tant que tel. Le pire qu'il allait m'arriver serait que je devrais me soigner et ça me permettra alors de tester mes premiers apprentissages dans l'irou jutsu. Enfaîte ma peur était dans ma tête, dans mes souvenirs. Ma pupille devait être dilatée au maximum, donnait l'impression d'avoir l'iris noir. J'avais peur de ses hommes de ce village qui avaient détruit ma vie. Je revoyais comme un film sous mes yeux ses hommes autour de moi. Me voir crier, sentir leurs mains sur moi. J'étais trop jeune pour vivre çà et là j'avais l'impression que tout allait se terminer. Enfin le rideau allait se fermer sur ma vie... enfin.

    Mon etwahl accrocher à mon dos, je pourrais toujours essayer d'atteindre ma lame pour pouvoir qu'il me lâche. Mais une partit de moi voulait qu'il en finisse. La seule chose que j'avais en tête c'était des hommes, comme lui, qui abusait de moi à répétions. Le même regard sans merci et sans pitié. Comme si pour eux le monde devait être à leur pied. Mes souvenirs fessaient en sorte que je ne pouvais pas bouger. La peur, le froid, je voulais que fondre en larme. Je n'avais pourtant rien fait de mal et ce n'était surement pas à ma carrure que j'allais blesser quelqu'un. Mais il me déposa à nouveau au sol. Je me laissai tomber sur mes genoux le regard rivé le sol. J'étais vraiment lâche, peur de ses propres cauchemars. À cause de ça je ne pouvais pas bouger et rien faire... par peur. Je serai jamais quelqu'un de bien je n'arriverai jamais à quoi que ce soit et je serais toujours inutile.

    Je serrai mon bras ou se trouvait mon bandage, les larmes montées aux yeux, mais ne les laissant pas couler. J'étais seule, devant cet homme qui avait autant de douceur qu'un éléphant dans un jeu de quille. Je ne voulais pas bouger, la seule chose que je voulais faire c'était fuir. C'était la seule chose que j'étais bonne. Je ne savais même pas pourquoi on m'avait offert ce bandeau. La seule chose que je voulais, c'était d'être médecin. Je ne voulais pas me battre, je ne voulais pas devenir un monstre comme lui qui se tenait devant moi.

    Je me relevai, il m'avait tendu la main, mais je ne l'avais pas pris. J'étais assez grande et j'avais assez de force pour me relever toute seule. C'était après tout de sa faute si j'avais sombré dans mes cauchemars. J'étais venue sous la neige pour oublier, pour m'endurcir à vivre avec ces souvenirs, mais voilà que je réalisais que je ne pouvais pas les fuir. Je passai la manche de mon manteau pour essuyer mes larmes. Je sentais mes cils geler à cause du froid. Il s'était excusé, enfaîte je ne voulais pas lui parler. Je voulais juste faire le vide, oublié... tout oublier enfaîte. Je voulais oublier qui j'étais...

    Je regardai l'homme dans les yeux. Son visage n'était pas le sien, je voyais celui d'un de mes agresseurs. Une folie, une hallucination. Le froid me fessait perdre la tête. J'aurais aimé lui sauter à la gorge et le tuer. Mais je ne pouvais pas faire ça, je savais d'une partit de moi ce que je voyais n'étais pas réelle. Mais cela jouait sur mes nerfs, mon comportement et sur mes émotions. Je le fixais toujours dans les yeux, un regard de haine et de dégoût à la fois. Je lui répondis sèchement :

    - Je peux rentrer à l'auberge sans être accompagné de TOI!

    Je m'approchai de la porte pour pouvoir l'ouvrir pour pouvoir me réchauffer enfin. Ce n'était pas moi d'être méchante ou arrogante. Mais ma peur avait pris le contrôle de moi...
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MessageSujet: Re: N'ai pas peur, je ne mords ... pas. [Ft. Makie]   Mer 31 Juil - 12:43

Je connaissais ce regard. La haine mêlée de dégoût, de ceux à qui on vole tout. Je le connais bien, ce regard. C'était celui-là qu'on me posait lorsque tout était fini dans un village. Lorsqu'il ne reste que des baraques en feu et des veuves en pleurs. Si je n'avais pas décidé d'être un homme meilleur, je lui aurai définitivement pété toutes ses dents, pour qu'elle ait de VRAIS raisons de m'en vouloir. Et alors qu'elle s'éloignait, mes poings me démangeaient. Alors que la porte de l'auberge se refermait, sa chevelure rose disparaissant, une envie de folle de brûler ce pathétique village avec tous ses pathétiques habitants m'envahissait.

Plus tard, peut-être. Ou jamais. La poudre de rêve d'abord. Ce n'est pas une stupide gamine qui va dicter ta ligne de conduite, n'est-ce pas Hyun ? Je secoue le visage, dépité. J'arrive pas à m'avouer que je suis blessé. Par Miss Rose Bonbon. Ce putain de regard, je l'ai subi, je l'ai corrigé des dizaines, p't'être des centaines de fois. Pourtant, là, j'me sens meurtri. Un rire jaune s'échappe de ma gorge, alors que la raison reprend le dessus : Il n'est pas encore temps de finir en bonhomme de neige.

Premier constat, odeur de tabac. Je la hume à grandes goulées. Bon marché, mais la fragrance est forte. L'endroit est bien chauffé, bien éclairé. Pas mal de gens sont présents, et y'a peu ou pas d'étrangers. On les remarque, les étrangers. Ce sont les seuls à être acculés dans un coin, en espérant ne pas être observés. De bien sages hommes. Je me dirige quant à moi vers le comptoir, où l'aubergiste, un mec chauve à la tête plate et à la grosse bedaine m'accueille d'un hochement de la tête.

- J'peux faire quoi pour vous ?

- Tellement et si peu ... Mais commençons par une bouteille de saké. Ah, ouais, et si vous croisez une gamine aux cheveux rose bonbon, offrez lui un truc chaud de ma part, c'que vous voulez j'm'en branle.

- Vous la connaissez ?

- De qui ?

- Bah la gamine.

- Non.

- Alors pourquoi vous lui offrez quelque chose ?

- Parce que ...

Allô, Hyun. Tu commences à te justifier auprès d'un random aubergiste, 'faut que tu reprennes le contrôle ! Je soupire avec dédain.

- Qu'importe. J'ai aussi besoin de rencontrer quelqu'un.

- Qui ça ..?

Les yeux de l'aubergiste brillent. J'crois que je tiens le bon bout.

- Jax. Je veux rencontrer Jax.
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MessageSujet: Re: N'ai pas peur, je ne mords ... pas. [Ft. Makie]   Ven 2 Aoû - 14:20

    J'ouvris la porte du pub et rentra à l'intérieur. Pourquoi devrais-je rester encore quelque minute avec cet homme ? Il avait voulu me tuer. Il s'était beau excusé, mais pareil. Ça restait un être violent et on ne savait jamais quand son agressivité montait. Donc à ma taille et à mon poids, j'ai préféré prend mes distances. J'avais peur aussi, mais cela était plus relié à mes souvenirs cauchemardesques, qu'à cause de lui. Je ne pouvais pas les retirer de ma penser, il fessait parti de moi et une part part de ma conscience savait que jamais je pourrais l'éliminer complément. Je ne fessais point la différence, pour l'instant, entre lui et mes agresseurs. Il fallait juste que je me calme.

    Dès que je rentrai dans l'auberge je sentis la chaleur de la pièce me réchauffer. Mais disons parce que j'étais encore mineure, à l'époque, je montai les escaliers pour me rendre à ma chambre. J'avais une mauvaise impression que cet homme allait encore me mettre dans l'eau chaude. Déjà là il avait essayé de m'étrangler, sincèrement qui aurait accepté son offre après une telle agression de le suivre. Je m'imagine bien pendant la guerre les hommes s'offrant du thé juste après qu'il lui aille arracher un membre. Son offre avait été ridicule. J'enlevai mon manteau et les pantalons de neige, le mit sur une chaise près de la cheminée pour le faire sécher. Je redescendis donc au comptoir de l'auberge, jupe et débardeur blanc avec un livre à la main.

    En descendant les marches j'entendis une conversation. J'avais reconnu la voix de l'homme. Finalement je ferais mieux de remonter à ma chambre. Mais enfaîte, la conversation devenait intéressante. Déjà il me payait à boire, il cherchait encore surement à se faire pardonner. Mais d'une manière j'avais repris mes esprits, donc je savais qu'il n'avait aucunement l'air d'un de ses hommes de mon passé. C'est ensuite qu'il demanda qu'il veuille rencontrer quelqu'un. Je descendis les marches sans faire de bruit et je m'installai à mon tour au comptoir, sans faire de bruit, pour pouvoir passer inaperçue. L'aubergiste avait l'air choqué de sa demande, mais il lui dit qu'il allait lui dire où il se trouvait, s'il le laissait aller porter des verres à une autre table. J'en profitai pour que l'aubergiste s'éclipse un instant pour simplement dire :

    - Mais qui est Jax ?

    Je ne pense pas que l'homme que j'avais rencontré plutôt s'attendait à ce que je sois assisse à deux sièges du sien. J'ouvris mon livre pour faire comme si rien n'était, mais j'attendais tout de même une réponse de sa part. Il me devait au moins ça. Après tout j'étais curieuse de tout ce qui entourait cet univers enneigé. Ensuite d'autres questions me viennent en tête. Était-il de ce village ou bien était-il de passage tout comme moi ? À voir sa carrure, je ne me serais même pas posée la question s'il était shinobi, mais une part de moi me fessait croire qu'il était soit un mercenaire ou bien simplement un homme ne savant pas gérer ses pulsions. Mais les questions seraient surement pour plus tard, c'était la réponse qui m'intéressait pour l'instant.
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MessageSujet: Re: N'ai pas peur, je ne mords ... pas. [Ft. Makie]   Sam 3 Aoû - 18:50

Le nom ne lui plaisait pas. Il ne me plaisait pas non plus, je n'allais pas lui en vouloir pour ça. Soudainement, il était méfiant. Je le comprenais. Jax n'était pas de l'espèce qu'on souhaitait fréquenter. On devait la tolérer. Un peu comme moi, même si je me trouvais trop utile pour qu'on puisse se passer de mes services. Après un instant de réflexion, un regard des plus noirs, il finissait par me répondre.

- C'est à quel sujet ?

- Affaires.

Vif, précis, concis. Le cap'taine de la compagnie aurait été fier de moi. Il m'avait toujours dit que lorsqu'on devait faire quelque chose, le mieux c'était d'y aller, le faire, et de repartir. Sans poser de question, sans provoquer plus d'agitation que nécessaire. C'était exactement ce que j'étais venu faire ici. Et si l'aubergiste était futé, et il devait l'être pour faire ce métier, il me dirait ce que je veux savoir sans faire d'histoire. Pas que je sois quelqu'un qui ait l'air mortellement dangereux, notez-le bien. Mais quiconque souhaitant voir Jax n'était pas quelqu'un avec beaucoup de patience ou de scrupules. Je me retrouvais dans les deux cas.

- Il est à l'étage. Je vous arrange une entrevue avec lui, mais j'dois servir les clients avant, si vous m'excusez bien ...

- Faites donc, faites donc.

Il pose de façon un peu brusque la bouteille de saké devant moi. J'pourrai lui en vouloir, mais je me sens d'humeur magnanime. Puis il s'éloigne, avec un sourire un peu faux sur les lèvres. J'crois bien lui avoir gâché la soirée, mais les préoccupations d'un inconnu me concernent très peu. Je me sers un verre, et pas un verre de tapette. Je le bois d'un trait. Je crache. Ma gorge est en feu, comme quand j'ai été assez con pour boire du liquide vaisselle. Mais ça me réchauffe. Et au moins, ça, je sais que ça va pas me clouer au lit avec d'atroces douleurs au ventre. Ce poison là, je le connais.
Et là. Et là. Une petite voix m'interpelle. Me demande qui est Jax. Et la voix, j'la connais.
Parce que c'est celle de la gamine aux cheveux roses.

Je tourne la tête lentement, vers sa position.
Elle est à deux sièges de moi, un livre entre les mains. Elle faisait genre qu'elle se trouvait là par hasard. Mais j'y crois pas à l'hasard. Comment est-elle arrivée là, sans que je l'entende ? A une autre époque, ça m'aurait coûté la vie. Quelqu'un qui s'approche aussi près de moi sans mon consentement, c'était tout sauf un ami. Plutôt quelqu'un qui veut me voir avec un deuxième sourire sanguin. Alors, je continue de la fixer, mon visage n'exprimant aucune émotion.
Il y a trois possibilités :

1) La vie de shinobi m'a ramolli. Après tout, j'pouvais me détendre sans avoir peur de me retrouver avec un truc pointu fiché dans le cou, en dehors des missions.

2) Les gamins sont 'achement plus discrets qu'à l'époque.

3) C'est un espion. De Kiri ou d'autre part.

La troisième possibilité était la plus plausible. Et aussi la moins souhaitable. Même si, quelque part dans mon esprit, ça criait que c'était pas cohérent. Pourquoi envoyer une gamine ? Pourquoi se met-elle autant à découvert ?
C'est vrai qu'un gamin, c'est curieux. Qu'un gamin ça pose des questions. On se méfie pas des gamins. Et puis, même dans le cas où l'évidence est là, peut-on se permettre de buter un gamin, même si ce gamin est un espion ?
La tuer ne me poserait aucun problème d'ordre moral, même si cela retarderait le moment où je deviendrai un homme meilleur. Même si, si je le fais, ça se saura, et la prochaine fois, on ne fera pas le plaisir de m'envoyer quelqu'un d'aussi visible. Si c'était Kiri, je ne lui en voulais pas trop. Après tout, je suis étranger, tout de ma loyauté reste à vérifier, et en plus, je suis connu pour mes petits trafics. Bref. Ça me dit pas ce que je dois faire d'elle. L'aubergiste était déjà revenu, et je n'avais toujours pas répondu à la gamine. Et une idée germait dans mon esprit.

- Un ami ... Tu veux le rencontrer ..?

Je souriais, en coin. L'aubergiste m'interpella. Il me disait que si je voulais, je pouvais monter à l'étage. Il ne restait plus qu'à attendre la réponse de la jeune demoiselle.
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MessageSujet: Re: N'ai pas peur, je ne mords ... pas. [Ft. Makie]   Mer 7 Aoû - 3:13


    Je regardais l'homme avec attention. Avec ce petit sourire, rien de très méchant, c'était innocent tout simplement. J'étais après tout juste une gamine à cette époque. Je n'avais rien de mal à faire. J'étais inocente, en quelque sorte ? Je n'avais aucune mauvaise intention, c'était que ma curiosité naturelle. Mais lui, son parler n'avait pas l'air naturel, voir honnête. Comme si mon instinct me disait de ne pas lui faire confiance. Je n'étais pas une de ses inconnues ou de ses espionnes qui circulaient dans les rues de Suna Gakure no Sato. Faut dire que je n'avais ni leur corps et ni leur attrait encore. Mon corps n'était encore celui que d'une enfant. Je n'avais pas encore ses courbes qui rendaient fou les hommes et j'étais encore une planche à pain. Je n'étais pas intéressante encore, ni pour mon village ou pour faire plaisir. J'étais trop jeune, encore une fois, je me sentais complètement inutile.

    Il me proposa de le suivre, mais je devais être sûr que c'était une très bonne idée. Faut dire qu'il y a pas très longtemps il a essayé de m'étrangler sans aucune raison. Donc je devais être prudente envers lui. Je ne pouvais pas savoir ce qui voulait ou pouvait me faire. Donc je devais rester sur mes gardes. Il attendait de moi une réponse, je réfléchis quelque instant et lui dit :

    - Je ne suis pas sûr, j'ai l'impression que tes intentions sont mauvaises.... Tu m'as l'air honnête, au moins je suis sincère. Toussa un petit peu, surement à causse j'avais pris froid. Mais toutefois, je suis assez curieuse de savoir qui tu es... tu m'as l'air intrigant et à la fois fascinant.

    Je refermai d'un coup sec, qu'on entendit le bruit résonner dans toute l'auberge. Oupsi... J'ouvris la marche vers l'escalier le regardant droit dans les yeux comme pour essayer de lui faire comprendre que je n'avais pas peur de lui. On dit qu'on est souvent fasciné par ce que l'on ne comprend pas. Et bien je ne le comprenais aucunement. Il n'avait pas l'air honnête, on aurait dit qu'il fessait des efforts pour être en quelque sorte normale ? C'était un pré-sentiment avant tout. Je pouvais très bien me tromper sur toute la ligne et qu'enfaîte il était toujours comme ça.

    Ensuite plusieurs questions me vinrent en tête, qui était ce Jax ? Il dormait dans la même auberge que où j'avais dormi la nuit dernière et l'autre d'avant. Étais-ce un mauvais ou un bon ? C'était difficile à dire, mais d'une manière ou d'une autre cela m'inquiétait. J'arrêtai pour le laisser passer devant moi. Mais j'ouvris la porte de ma chambre pour ramasser mon manteau et mon sac. Il ne fallait surtout pas que j'oublie mon Etwhal, c'était mon épée, mais surtout le dernier souvenir de ma mère. Et je préférais la prendre avant de suivre l'homme. Je lui fis signe de l'épaule et lui dit comme tout ados de mon âge avec ce ton un peu chiant :

    - Quoi ? Je n'ai pas le droit prendre mes trucs avant ? Ou c'est interdit ?

    Je regardai l'homme dans les yeux. Je tenais au contenu de mon sac et surtout à mon épée. Je n'avais pas le droit ? Je ne savais pas à quoi je devais m'attendre avec la rencontre avec Jax, donc je ne pouvais pas savoir ce qui m'attendait, mais juste avant de nous s'y rendre où on devait le rencontrer je dis :

    - Je suis Makie, de Suna et toi ?
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