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 Totalement pommé [Akio]

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MessageSujet: Totalement pommé [Akio]   Dim 4 Aoû - 22:57

Aujourd'hui était un grand jour. Je l'attendais peut-être depuis... hm... disons une semaine. Sept longues journées de vingt quatre heures chacune, soit d'interminables minutes (dix mille quatre vingt pour être précis), à patienter. Autant dire que je ne tenais plus en place, mon coeur battait à tout rompre tandis que le moment fatidique approchait. J'avais l'impression que mon organe allait sortir de ma poitrine, non sans arracher mes pauvres lambeaux de chair au passage. Toutefois quelque chose le retenait, probablement les côtes. Je fus donc soulagé de leur devoir ma survie, mais pas moins excité pour autant par l'évènement à venir.

Je pense que n'importe quel autre shinobi dans ma situation réagirait de la même façon. Après tout si pendant le combat nous ressentions facilement une forte tension, un stress insoutenable et pourtant nécessaire à maîtriser pour survivre, nous étions également heureux et satisfait lorsqu'une mission se terminait et que la récompense qui en découlait venait à nous. Cette dernière pouvait avoir bien des formes, allant de la simple joie d'être encore en vie, ou d'avoir réussi à aider son village, aux remerciements de l'Amekage en personne. Quoi que dans ce dernier, cela ne m'apporterait rien concrètement, physiquement parlant je veux dire. Mais ça serait un grand honneur certes. Mais l'honneur... qu'est-ce que j'en ferais après ? Bref, ce n'était pas ce qui me faisait le plus envie comme récompense. Puis chacun ses goûts d'abord !

Heureusement aujourd'hui, telle n'était pas la gratification qui m'avait été promise. Celle-ci était matérielle donc comme vous pouvez vous en douter. Bah oui, après tout comment pourrais-je apprécier autre chose dans mon cas ? Certaines valeurs m'échappaient encore, et je n'accordais donc pas une grande importance à plusieurs notions, tel l'honneur comme vu auparavant. Entre autres, les sources de satisfaction citées un peu plus tôt ne me concernaient pas vraiment non plus. Etre toujours en vie ? Encore heureux ! Avoir été utile à son village ? Mouais...
Comme j'aime souvent dire : tout travail mérite salaire. J'étais ainsi, il fallait un bâton et une carotte pour me faire avancer. J'en avais pleinement conscience et je l'assumais totalement. Pourrait-on dire pour autant que j'étais un irresponsable ? Hm... je dirais que oui.

Mais quelle importance ? La vie ne valait pas d'être vécue sans ses petits plaisirs personnels, c'était ainsi que je voyais les choses. Je savais être un bon coéquipier et être capable de m'intégrer à une équipe, il n'y avait pas de soucis à se faire à ce niveau là. Dès lors, quoi de plus normal que d'espérer, voire réclamer ou même mendier si nécessaire, une petite récompense à la fin ? Ca ne mangeait pas de pain, au grand malheur des boulangers.
Bref trêves de bavardages, tout ceci ne nous apporterait rien de bien concret et cela commençait à faire un peu long sur les bords pour en dire bien peu finalement. Tout ça pour en arriver à ce grand moment donc : j'allais enfin pouvoir m'acheter des pommes !

Hm ? Bah quoi ? Vous vous attendiez à quoi d'autre franchement ? J'avais juste accepté un entraînement intensif d'une semaine pour pallier quelques lacunes, rien d'extraordinaire non plus. Rien qui méritait que tout le village se prosterne à mes pieds en tous cas. De toute façon ça non plus je n'en voulais pas. Tandis que de belles pommes bien juteuses... Je ne résisterai pas beaucoup plus longtemps à cet appel. Sans compter que durant ces derniers jours, je n'en avais pas mangé une seule à cause de mon entraînement. Autant dire que, tel un camé en manque de drogue, il me tardait de croquer de nouveau dans ce fruit merveilleux.

On m'avait donc donné de quoi me payer cette récompense suite à mes efforts et à mes progrès. Car oui tout de même, j'avais progressé. La finalité en valait la peine il fallait dire, j'avais su mettre les bouchées doubles en conséquence.
En revanche on ne m'accompagna pas, soi-disant qu'il y avait plus important à faire. Bah, il fallait bien se détendre de temps en temps non ? Mais ce n'était pas grave, je n'avais pas besoin de quelqu'un pour déguster mon met préféré. Tant mieux même, il aurait peut-être fallu que je partage sinon !

Une fois sorti de la boutique que je connaissais le mieux de tout Ame, j'avais dans ma main gauche un sac rempli de pommes tandis que dans la droite se trouvait déjà l'un de ces fruits. Par ce temps habituellement pluvieux, des gouttes coulaient le long de cette petite boule rouge, qui en décuplèrent le goût lorsque je la croquais à peines dents. J'aimais cette sensation étrange, que moi seul devait ressentir j'avais l'impression, due à la fusion du fruit et de mon élément favori qu'était l'eau. C'était assez inexplicable, j'avais comme l'impression d'une éruption dans ma bouche, d'un déchaînement de saveurs, tantôt en parfaite opposition tantôt en totale symbiose. Cela pourrait presque se comparer à une oeuvre musicale dont le rythme pouvait parfois se briser soudainement pour repartir de plus belle après. Ou bien peut-être étais-je tout simplement quelque peu dérangé...

Soudain, ce fut le drame. Un passage étroit. De nombreux passants. Une légère bousculade. Puis mon précieux sac de pommes m'échappa des mains. Je me trouvais sur une sorte de pont au moment du terrible accident. Comprenez par là que j'étais en hauteur et que mon dû si difficilement acquis était tombé en contrebas, à la portée des passants qui s'y trouvaient. Je ne savais pas ce qui était le plus triste. Avoir perdu ce à quoi je tenais le plus à cet instant, imaginer la compote qui avait dû se créer lors de la chute ou penser que quelqu'un pourrait les avoir récupérées et les manger à ma place...

Une chose était certaine toutefois : j'avais une folle envie de pleurer. Peut-être même que les gouttes qui coulaient sur mes joues étaient déjà des larmes et non de la pluie. A ce moment précis, une grande envie d'en finir avec la vie me vint et m'oppressa de ton mon être. Ouais, c'était peut-être un peu excessif je vous l'accorde. Mais tout de même... L'histoire ne ferait-elle que se répéter sans cesse pour m'accabler de la sorte dès qu'il s'agissait de pommes ?
Appuyé contre la rambarde, mon ventre gargouillant de désespoir suite à cette perte, mon regard vide orienté vers la rue plus bas semblait perdu, totalement ailleurs, à contempler une chose qui n'existait pas, à admirer le gouffre qui venait de se creuser dans mon coeur. Il n'y avait pas à dire, j'était totalement paumé !
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MessageSujet: Re: Totalement pommé [Akio]   Mar 13 Aoû - 18:12

Oups. Je n’ai pas fait exprès. Promis. Il y avait un peu du monde ce jour-là dans les ruelles d’Ame, et il était monnaie courante de rentrer dans des personnes malencontreusement, ou de tout simplement leur écraser le pied. C’est des choses qui arrivent. Rien de bien méchant, puisque ce n’est généralement pas volontaire. Enfin, en ce qui me concerne, bien entendu. Même si généralement, il n’y a pas vraiment d’être malintentionnés au Village caché de la Pluie, il se peut que quelques fripouilles fassent chier leur monde. Aucune nation n’en échappe j’imagine. Il y en a toujours eu, et il y en aura toujours.

Bref. Pourquoi je vous raconte tout ça ? Bah. C’est simple. Un pont était sous mes pieds, alors que je marchais tranquillement pour rentrer à la maison. Iroh m’a envoyé faire les courses à l’épicerie à l’autre bout du village. Il n’a pas honte, sérieux ? Envoyer un pauvre petit enfant, marcher pendant de longues minutes sous la pluie, c’est inacceptable ! Cette excuse marchait plutôt bien, lorsque j’avais dix ans. Là, ce n’est pas pareil, et c’est souvent moi qui m’y colle. Dans le fond, ça ne me dérange pas. J’aime sortir, prendre l’air. Il n’y a pas de soucis à ce sujet. Mais faire les courses quoi… On dirait que je suis un esclave ! Il pourrait très bien bouger son cul un peu lui aussi.

Une nouvelle fois, je m’égare. Je disais donc. J’étais en train de marcher sur ce pont, pour rentrer chez moi. Il y avait du monde, peut-être même un peu plus que d’habitude. Tout ça pour dire que j’ai bousculé une personne, d’un simple coup d’épaule mal placé. La personne avait lâché son sac suite à ce mauvais coup, et le contenu s’en échappa, pour rouler sur le sol trempé de la capitale. C’était des pommes. Très belles en plus. Elles roulaient, roulaient, jusqu’à tomber en dessous du pont. Aïe. Si des passants se les prennent dans la tête, ça va faire mal. Y manquerait plus que je sois accusé de tentative d’homicides involontaires à coup de pommes.

Alors que je comptais m’excuser auprès de ce garçon, qui semblait avoir approximativement mon âge, je vis à sa tête que ce n’était pas vraiment une bonne idée. Il semblait abattu, dépité à l’idée d’avoir perdu ses si précieuses denrées. Il n’avait même pas fait attention à moi, qui l’aie bousculé. Non, toute son attention s’est reportée sur l’escapade improvisée de ses pommes. Tant, il ne sait même pas qui est la personne fautive, en l’occurrence moi, dans cette histoire. Mais c’était risqué. Avec sa mine de chien battu, on pouvait craindre qu’il me mange si je m’approche trop prêt de lui. Tant il verra mes iris rouge comme deux pommes, et il va… Vous avez compris quoi. Inutile de préciser les détails. Pauvres petits yeux…

Il fallait néanmoins que je tente une approche. Il fallait que je m’excuse, que je rattrape le coup. Je ne pouvais pas partir comme ça, sans rien dire. Ce n’était pas de moi. Je suis loin d’être un lâche, qui se défile au moindre problème. Sac de courses sur le dos, je m’approchais de l’adolescent au béret.


- Euh… Salut.


J’eus un sourire gêné. Il peut m’attaquer à n’importe quel moment. Autant rester sur ses gardes, je ne me ferai pas avoir.


- Désolé de t’avoir bousculé, je… Enfin… C’est pas très grave ! C’est pas cool pour toi, mais dis-toi que t’as fait plein d’heureux en bas…


Euh… Nan. Là, je raconte de la merde. Je ne vois pas pourquoi ça lui remonterait le moral de savoir que des inconnus ont pu manger ses pommes à lui. C’est complètement débile. Raaaah. Rattrapage demandé. Second round !


- Euh… C’est pas ce que j’ai voulu dire… En fait, si tu veux, j’ai des tomates là-dedans. Ca y ressemble, t’es pas d’accord ?


Décidément, je m’enfonce encore plus. Et puis s’il manque des tomates, je vais me faire tuer.
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MessageSujet: Re: Totalement pommé [Akio]   Sam 17 Aoû - 15:52

Salut ? Qui donc venait m'ennuyer dans pareille situation ? Ce n'était vraiment pas le moment de venir me déranger là. Il ne manquerait plus qu'un "comment ça va ?" pour que j'envoie bouler le concerné en beauté. Mais pour l'instant je me contentais d'ignorer avec superbe cette salutation, en espérant que ce vent suffise à faire déguerpir cet enquiquineur. Qu'importe de qui il pouvait s'agir, connaissance proche ou non, je voulais juste rester seul pour faire mon deuil là.

Du moins jusqu'à ce que cet inconscient enchaîne sur des excuses complètement ratées... Il était désolé de m'avoir bousculé... ? C'était donc LUI !!! Et il trouva bon d'enfoncer le couteau dans la plaie. Pas très grave ? Il n'y avait rien de plus dramatique oui ! Qu'est-ce que je m'en fichais d'avoir fait des heureux en bas ? Avec MES pommes ! S'ils n'étaient pas morts d'un coup du lapin et se les recevant sur la tête, j'espérais au moins qu'ils s'étouffent avec pour oser les déguster à ma place.
Enfin non, les pauvres n'y étaient pour rien, je devrais plutôt m'en prendre au véritable responsable. Quoi qu'ils pourraient remonter avec pour me les rendre non ? Ils devaient se douter que, bien que nous soyons aux pays de la pluie, il pleuvait rarement des pommes. Egoïstes ! Profiteurs ! Allez tous au diable !

Me retournant doucement et dangereusement vers l'énergumène qui était la cause de mes malheurs, je devais sûrement avoir une tête de tueur à ce moment précis, le regard froid avec une petite étincelle au fond, comme si j'allais lui sauter à la gorge à la moindre occasion. Lui faisant maintenant face, je pu contempler mon bourreau. Eh bien en parlant du diable... il se trouvait devant moi en ce moment même !
Outre sa méchanceté pour m'avoir fait perdre mes pommes ou encore son sadisme en me narguant à ce sujet, il avait les yeux d'un démon. Rouge rubis, comme s'ils étaient emplis du sang de ses victimes passées. Et il pensait qu'en prenant l'apparence d'un jeune garçon de mon âge il allait me tromper ? J'avais connu des techniques de genjutsu plus efficaces... Il était le mal incarné, j'en étais maintenant convaincu.

Devinant certainement que j'avais vu clair dans son jeu, il tenta de se rattraper en prétextant que ce n'était pas ce qu'il avait voulu dire. Ah, cette blague ! Il me connaissait bien le fourbe, il avait dû m'observer longuement auparavant. Il savait que c'était tout à fait mon genre de sauver les meubles exactement avec ces mots là quand je m'égarais : "ce n'est pas ce que j'ai voulu dire". Copieur ! Usurpateur ! Imposteur !
Quelle vile créature manipulatrice... mais je ne m'y laisserai pas prendre, qu'importe ce qu'il me proposerait pour se faire pardonner. Pardon ? M'offrir des tomates ? Ca y ressemblaient ?

...

Ce jour là, je ne compris pas comment mes yeux parvinrent à rester dans leurs orbites tellement ils furent gros suite à cette déclaration, à ce blasphème inqualifiable. Je me ressaisis toutefois bien vite en les refermant et en rabaissant mon béret devant, craignant que cette réaction ne l'amuse. C'était son but, j'étais prêt à le parier.
En tous cas je ne tenais plus, c'en était trop. Je bouillonnais à l'intérieur et toute cette rage ne demandait plus qu'à sortir pour écraser ce misérable insecte.


"Hmpf... Tu pas ne diable manger. Dire pomme pont tuer tomate blasphème."

Mouarf, mais ça ne voulait rien dire bon sang ! M'avait-il aussi jeté un mauvais sort pour que je sache plus m'exprimer correctement ? A moins que je sois trop sur les nerfs pour tenir des réflexions et des propos cohérents... ?
Respirant calmement en prenant de longues bouffées d'oxygène, je tentais de me calmer et de reprendre mes esprits. Bon réfléchissons un peu.
Etait-ce vraiment un démon ? Peut-être... Mais dans le bénéfice du doute j'étais prêt à jouer son jeu le temps d'en savoir plus.
Pourrais-je lui pardonner son geste s'il était réellement involontaire ? Pas sûr... Une semaine que j'attendais ça tout de même ! Ca ne pouvait pas s'excuser aussi facilement, il en faudrait bien plus que ça.
Devais-je accepter ses tomates en substitution ? Personnellement, une forte envie de lui balancer ses satanées boules rouges pourries en pleine tronche ou de lui foutre ailleurs encore me titillait...

Finalement ma décision fut prise. Je relevais mon béret d’une main, révélant de nouveau mes yeux, qui étaient alors bien moins malveillants qu'un peu plus tôt. Ce qui signifiait aussi que je n'étais plus armé de mauvaises intentions à son égard. De toute façon je n'allais pas me battre contre lui. Je n'étais pas du tout certain de gagner contre un éventuel démon... Puis qui sait, peut-être cachait-il une pomme dans son sac ?


"Bon OK, va pour une... tomate... Mais ça n'a carrément rien à voir avec une pomme, que ce soit clair. Et j'accepte uniquement parce que j'ai faim, ça ne veut pas dire que je t'excuse."

Mon ton n'avait pas été froid, plutôt boudeur je dirais. Ca me correspondait bien plus. D'ailleurs, voila que je croisais les bras en attendant mon dû, avec une petite moue sur les lèvres, la tête légèrement tournée sur la gauche et le regard en biais, évitant ainsi de regarder dans ses yeux effrayants l'inconnu. Tout les signes étaient là : je boudais !
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MessageSujet: Re: Totalement pommé [Akio]   Sam 14 Sep - 13:24

Ce n’était effectivement pas une bonne idée. Suite à ma proposition assez irréfléchie, le garçon qui me faisait face était subitement devenu fou au point de ne plus être en mesure de construire une phrase qui a du sens. En tout cas, j’ai rien compris à son délire. Il parle de diable, de manger, de pomme, de pont, de tuer, de tomate et de blasphème. Hm… Fermant les yeux et croisant les bras, je me concentrai afin de comprendre ce qu’il voulait me dire. Réfléchissons. Peut-être qu’il pense que les tomates sont apparentés au diable, et qu’il dit que je ne dois pas le manger. Pourtant, les pommes sont également rouges, et il a l’air d’être plutôt affecté par la perte de ses précieux fruits… Puis, de ce que je comprends, dire que les pommes sont tombées en bas du pont, et tuer une tomate serait un blasphème, alors que selon lui, les tomates -comme les pommes- sont reliés au diable.

J’ai compris. En ouvrant les yeux, et en voyant sa tête, je compris bien vite ce charabia incompréhensible. Il a essayé de parler en message codé à une autre personne invisible autour de nous, mais c’était sans compter sur ma perspicacité à toute épreuve. On ne me la faisait pas à moi. Ce que j’ai compris ? C’est pourtant bien simple. Ce garçon est un sataniste, ou même je dirais un disciple officiel du Diable en personne. Ca fait froid dans le dos. Comment en suis-je arrivé à un tel raisonnement ? Il m’a interdit de les manger, puisque les tomates appartiennent au diable, et qu’en la mangeant j’allais la tuer. Or, tuer une tomate est un blasphème, tout comme ressasser l’histoire de ses pommes qui se sont toutes écrasées sur le sol de la capitale. Elles aussi sont mortes. Les pommes et les tomates ont une vie, et sont entièrement dévouées à Satan. Ou mieux encore, c’est lui-même qui transforme cette nourriture en servants disciples. J’en arrive donc à une conclusion : ce garçon était une pomme auparavant. Il était en train de se promener avec ses frères et sœurs, qui ont tous décédé dans cet accident. Sans le vouloir, j’ai éliminé une menace potentielle pour le village. Je suis fier de moi.

Grâce à ma découverte, je savais un peu plus à quoi m’attendre avec ce personnage. Un Disciple du Diable, ou pire encore. Peut-être était-il son bras droit carrément. Il fallait vite alerter les autorités du village. Mais si je m’enfuis ainsi, il me rattrapera et me transformera en pomme, j’en suis convaincu. Une fois métamorphosé en ce fruit, je deviendrai l’esclave du diable. Il n’en était pas question… Mais je ne comptais pas l’aider à accomplir ses sombres desseins. Il ne m’aura pas ! Et puis, je ne vois pas par quel miracle l’Amekage me croirait… Personne n’est assez intelligent et imaginatif pour pousser la réflexion jusqu’à là. En tout cas, ça se tenait, et j’en étais convaincu. C’est la seule solution possible et envisageable.

Peu de temps après, il se mit à parler correctement. Cela signifiait qu’il avait interrompu la discussion avec son supérieur, et qu’il allait s’occuper de mon cas. J’étais assez tendu, bien que j’évite de le laisser trop paraître. Il ne m’aura pas, c’est ce que je me répétais sans cesse, comme si c’était pour me rassurer. Il accepta ma tomate de son côté, tout en précisant que ça n’avait rien à voir avec une pomme. Oh que si. Il dit juste ça car il a compris que j’ai percé son secret à jour. Il se sent mal, et se met sur la défensive. Alors, il précise bien le fait qu’une tomate et une pomme, c’est deux choses différents. Il n’a pas tort selon la croyance commune, mais maintenant je sais quel lien occulte unissait la pomme et la tomate. Peut-être même que les cerises et les piments rouges étaient compris dans le lot. En plus de ça, il dit accepter car il a faim. Sauf qu’il ne mangera jamais un futur sujet de son supérieur. C’est donc moi qu’il compte manger dès que je baisserai ma garde ? Ca en devenait de plus en plus flippant.


- Hng…


Me mordant la lèvre, j’avais plus qu’une envie : m’enfuir. Mais non, je devais l’affronter sans battre en retraite. En plus, l’agitation du pont s’était diminuée, et donc il y aurait moins de personnes pour me sauver en cas de problème. De toute manière, je ne pense pas que quelqu’un puisse faire quelque chose si le Diable en personne apparaît pour sauver son disciple. Je plongeais ma main dans mon sac de provisions, pour prendre une tomate. Comme promis, j’allais lui donner. Parce que je tiens toujours mes promesses, moi.


- Tu la veux ? Eh bah tiens !


Enfin, là je lui ai plus jeté à la gueule que donner. J’y ai mis toute ma force. Même s’il l’attrape en plein vol, elle éclatera. Et si c’est pas le cas, ça prouverait bien des choses. Ca pourrait être la tomate qui a muté pour survivre, ou une intervention sataniste. C’est peut-être quelque chose qui me dépasse complètement, mais je ne devais pas me laisser faire.


- J’ai vu clair dans ton jeu, tu ne m’auras pas ! Je détruirai chaque tomate et chaque pomme que je rencontrerai sur mon chemin pour vous défaire !


La claaasse.
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